Cinéma

Un jour un film : Assassin(s)

Durant le confinement, on vous propose de (re)découvrir des réalisateurs. On commence cette semaine avec Wes Anderson.
Rappel listing : https://piao.fr/2020/04/redecouvrons-des-realisateurs/

Un jour un film : Assassin(s) 2

Mathieu Kassovitz

Fils de Peter Kassovitz, réalisateur de documentaires, il fait partie de cette première génération de réalisateurs français qui assument l’influence d’un certain cinéma américain. Cinéaste du style et du geste. Il est le fer de lance avec d’autres d’une nouvelle génération qui apparaît entre 1995 et 2000. Ancré dans les réalités de son époque, ses films témoignent d’une virtuosité remarquable et de son amour pour le 7e art.

Assassin(s)

Tueur de son état depuis quarante ans, M. Wagner aime le travail bien fait et pratique son métier avec amour et une éthique ambiguë mais réelle, est selon lui nécessaire. Lorsqu’il rencontre Max, jeune homme sans emploi, il pense avoir trouvé son successeur. Il va s’appliquer à lui enseigner son savoir-faire et son sens de l’éthique. Mais les temps ont changé. Après s’être entouré de jeunes comédiens de sa génération pour « La haine », Kassovitz construit un trio avec un jeune adolescent et Michel Serrault. Il propose avec Assassin(s) une réflexion sur le rapport de l’homme à la violence, ainsi qu’à sa représentation. Dans Assassin(s), la télévision est partout. Son écran, vomissant de la violence de façon perpétuelle, habite chaque image. Le film joue sur l’opposition générationnelle, lors de ce rapport à la violence et à la mort. D’un côté un vieil assassin, avec son code d’honneur. Et de l’autre, un jeune adulte paumé et un adolescent qui l’est encore plus.
Avec ce film, Mathieu Kassovitz s’en prend violemment aux médias. Mais presque aveuglé par sa colère, il en oublie quelque peu la mesure. Il est néanmoins capable de compenser ce relatif manque de finesse par un propos toujours plus percutant, et par un soin absolu apporté à sa mise en scène.


Et vous, vous en avez pensé quoi ?


Prochaine film : Les rivière pourpres

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Aurélie

Expatriée Orléanaise engagée dans la promotion du dynamisme culturel , sportif and co de cette chère ville ... Car quelques fois il suffit d'ouvrir un peu ses oreilles et ses yeux pour faire des infidélités agréables à son canapé :) - Accessoirement kiné débordée et débordante , addict -

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