Conférence de presse, samedi 7 Mars : film « Juste une illusion »

Idée du film ?
Adaptation de l’enfance du réalisateur Olivier Nakache, leur film le plus intime, personnel, profond. « On travaille ensemble avec Eric Toledano depuis presque 35 ans, on s’est rencontrés dans l’adolescence. On a consigné l’été, c’était le film « Nos Jours heureux », et maintenant on consigne ce qu’il y a entre les étés, c’est « Juste une Illusion ». C’est vraiment un film très incarné par toute une foule de souvenirs qu’on a insufflés dans le scénario, dans le décor, dans les costumes, dans le casting. »
Casting ?
« on a écrit ce film pour Camille Cottin et Louis Garrel, on les imaginait bien en couple. On aime bien écrire comme ça, on aime bien avoir les acteurs en tête.
Le casting pour les jeunes acteurs, c’est une partie du travail qui est passionnante. Casting sauvage, casting dans les cours de théâtre, jusqu’à ce qu’on trouve le miracle qui est là (Simon Boublil).
Alexis Rosensthiel
Pour entrer dans le rôle d’Arnaud, il a pensé à sa relation avec son frère, son grand frère. Ils se bagarraient beaucoup, mais gentiment.
Comment avez-vous vécu cette arrivée dans l’année 1985 ?
Simon : « Ça fait plaisir de découvrir ces années que je n’ai pas connues. Et puis, comme c’est les années de mes parents, c’était très sympa. Et j’ai pu découvrir de nouveaux objets comme le… euh… walkman [rires]. Et puis franchement, le fait qu’on sorte plus, qu’on aille plus voir ses amis, le rapport au fait de s’amuser dehors. »

Pourquoi ce titre « Juste une illusion » ?
En dehors du titre des chansons.
Adolescence = période pleine d’illusions, on croit tout savoir. A un moment donné, on se rend compte qu’elles s’éloignent un peu ces illusions, mais on n’a pas envie de les perdre. On est plein d’innocence, de rêves dans cette période-là. Mais c’est aussi une période où c’est le présent qui compte, on ne pense pas au passé, on n’est pas nostalgique quand on est ado, tout est important maintenant.
Donc ce titre convoquait plein de choses, plein de choses assez jolies, assez poétiques.
Alexis, le look ?
« C’est génial parce que c’est honnêtement pas quelque chose que je mettrais aujourd’hui. Pour un comédien, le costume joue un rôle important. »
Olivier : « Pour Alexis, ça a été le casting le plus rapide du monde. Au tout début des essais, on voit une vidéo et on s’est dit « Bah c’est lui, il a un truc, son attitude collait avec Arnaud. Il nous fallait quelqu’un de rock. Quand on fait des essais ou des castings, il faut que ce qu’on voit gomme ce qu’on avait dans la tête. Là, je ne savais plus ce que j’avais dans la tête tellement Alexis c’est Arnaud. »

Olivier : « Pour Vincent, on avait trouvé des jeunes garçons qui étaient bien mais la complexité d’un tournage pour un jeune garçon de 12-13 ans, c’est très compliqué. Il fallait qu’on sente qu’il allait tenir la route. Pour Simon, on a fait des essais, je ne sais combien de lectures, et on a vu qu’il tenait la route, il avait envie. Il est arrivé à la première lecture avec plein de notes, ses notes à lui, c’est un acteur, il a envie de ça. »
« On a envie d’entendre les gens à la fin du film car on a fait ce film pour eux. On a fait un film où on parle de nous en se disant peut-être que ça parle à tout le monde. Mais on ne sait pas, on va voir. Tout ce qu’on sait, c’est que ce film-là, on l’a fait avec une sincérité qui était décuplée. »
Scènes préférées :
Olivier : scène de danse de Camille, moment charnière avec son mari, en totale improvisation.
Simon : « moi j’aimais bien les scènes de pluie, c’est toujours marrant. Surtout quand on tournait de nuit, parce qu’on devait attendre, on dinait en attendant. »
Scène de pluie, avec des rampes de pompiers. Olivier dit qu’il faut doser, c’est pas facile de jouer avec la pluie dans la tronche.
Alexis : tourner en studio. On est venus une première fois, c’était en construction. Une équipe de maboules, des dizaines de gens, et on est revenus une semaine plus tard et la maison était complètement construite. Gros big up à l’équipe de construction ! »
Juste une illusion: un film intime sur l’adolescence en 1985
À l’occasion d’une conférence de presse tenue le 7 mars, nous avons la chance de pouvoir échanger avec le réalisateur Olivier Nakache sur son nouveau film Juste une illusion, coécrit avec Eric Toledano, une œuvre profondément personnelle qui plonge au cœur de l’adolescence et des souvenirs d’une époque révolue.

Un projet profondément personnel
Après avoir exploré les souvenirs d’été dans Nos jours heureux, Olivier Nakache et Eric Toledano s’intéressent ici à ce qui se joue entre ces moments : le quotidien, les émotions, et surtout l’adolescence.
Inspiré directement de leur enfance, le film se veut le plus intime de leur carrière. Chaque détail, du scénario aux costumes, en passant par les décors, est nourri de souvenirs personnels.
Un casting pensé dès l’écriture
Le duo de réalisateurs a imaginé dès le départ les acteurs principaux. Le couple des parents a été écrit pour les acteurs Camille Cottin et Louis Garrel.
Pour les rôles plus jeunes, le travail de casting a été plus long et minutieux. Entre castings sauvages et recherches dans des cours de théâtre, ils ont finalement trouvé des talents prometteurs, notamment Simon Boublil, dont l’implication a immédiatement marqué les réalisateurs.
Une immersion dans les années 1980
Le film se déroule en 1985, une époque que les jeunes acteurs n’ont pas connue. Pour Simon Boublil, cette immersion a été une véritable découverte : objets emblématiques comme le walkman, mais aussi un mode de vie différent, davantage tourné vers les relations sociales et les activités en extérieur.
Cette reconstitution permet au film de capturer une ambiance particulière, entre nostalgie pour les adultes et curiosité pour les plus jeunes.
D’ailleurs, les comédiens ont souligné l’importance des costumes dans leur interprétation. Pour certains, adopter le style des années 80 a été une expérience marquante, contribuant à entrer pleinement dans leur personnage.
Un titre chargé de sens
Le titre Juste une illusion fait écho à l’adolescence, décrite comme une période pleine de rêves et de certitudes parfois fragiles. C’est un moment de vie où tout semble possible, mais où les illusions finissent par se confronter à la réalité, une période à la fois innocente et intense, tournée vers le présent, sans nostalgie.
Quelques anecdotes
Parmi les scènes marquantes, la danse improvisée du personnage joué par Camille Cottin ressort comme un moment clé du film. D’autres souvenirs de tournage, comme les scènes sous la pluie ou les décors entièrement construits en studio, témoignent de l’investissement des équipes. « Big up à l’équipe construction ! », nous dit Alexis Rosensthiel.
Conclusion
Avec Juste une illusion, les réalisateurs proposent une œuvre à la fois personnelle et accessible, qui explore les émotions universelles de l’adolescence. Personnellement, j’ai vraiment adoré ! Bravo à toute l’équipe !




