Jazz or jazz : chaude ambiance pour la 2e soirée !

Deuxième soir du festival, on est bien, on prend le temps…par exemple entre les 2 concerts des soirées de Jazz or Jazz, on boit un verre au bar, on va découvrir l’ exposition des photos de Jean-Pierre Leloir. Ce photographe a capturé des moments de tous les plus grands : Count Basie, Duke Ellington, Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Billie Holliday…Des images sur le vif, vives, vivantes qui nous rappellent une fois de plus la vitalité de cette musique.
En observant ces magnifiques clichés, impossible de ne pas faire le lien entre ces photos et l’affiche proposée, des clubs de New York au Cap Vert, des caveaux de Paris à La Havane, le jazz s’est ouvert, élargi. Des musiciens de tous âges, tous horizons l’ont écouté, mélangé à leurs nombreuses influences.

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photo : Anne Bardas
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photo : Anne Bardas
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Lura et son bassiste le grand Thierry Fanfant photo : Anne bardas

Lura, en première partie, vient du Cap Vert. Née à Lisbonne, elle chante la musique de son île, celle de Cesaria Evora, Mayra Andrade. Ça tourne, la musique danse, elle danse, le public aussi. Elle sait faire participer l’audience. Ça chante, monte sur scène. Son accent, comme sa musique réchauffent la salle. La première chanson du bis et ses airs de Fado nous rappelle son lien à Lisbonne. Comme on dit, « ça joue », Lura et ses musiciens savent « faire le job ». Cette artiste donne avec sincérité ( elle n’a pas hésité à modifier son programme musical pour nous interpréter « Gorée » , suite à un joli échange avec un journaliste quelques heures avant) mais on sort malgré tout en se disant qu’il manque quelque chose, cette petite impression qui fait passer d’un bon concert à un moment unique de musique.

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Photo : Anne Bardas
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photo : Anne Bardas

Après avoir eu le temps de voir les clichés de Jean Pierre Leloir, Roberto Fonseca, prend place sur la scène.
Le pianiste cubain, ex Buena Vista Social Club, accompagné de 2 brillants musiciens (batterie, basse) promet de la danse, du chant au son de sa musique jazz/cubaine/funk. Et rien à dire, ça marche. Les 3 compères sont de brillants musiciens, précis, virtuoses, inventifs. Le piano/basse/batterie, classique des formations jazz se fait dansant et comme souvent avec le trio, les musiciens s’amusent ensemble, se cherchent, se suivent.
Comme Lura, Fonseca y va de son interaction avec le public et la salle se lève pour chanter. Fin. En ayant passé un bon moment sans être totalement enthousiaste pour ma part.

D’où vient donc cette retenue involontaire … ? Surement pas des influences diverses de ces artistes qui attristeront sans doute les grincheux, pour qui le jazz est une tradition et un sacerdoce, pensant que le festival ne montre « plus vraiment du jazz »…Non, pas de là car on adore ces influences, la musique voyage ! Il reste une impression agréable, de concert abouti mais sans engagement total. Là ou d’autres jouent leur musique comme si chaque concert était unique, on sent comme une retenue, une sensation de maîtrise sans lâcher prise, de belle musique sans corps.

Et si c’était ça ces photos ? Un rappel. Ne pas oublier. La fragilité de Billie, la posture de Miles, le sourire de Count Basie, la délicatesse de Chet. De la musique au corps, du musicien à la légende.

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