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L’enfermement au cinéma : Sean Connery, confiné

Sean Connery vient de nous quitter après 75 films et 57 ans de carrière. Au-delà du mythe, du charme britannique teinté d’Ecosse, de sa période moustache, l’acteur a aussi été confiné comme nous tous aujourd’hui, dans des films qui gagnent à être connus.

Le confinement jupitérien : Outland, loin de la terre (Peter Hyams, 1981)

Dans un futur assez lointain, un marshall débarque dans une colonie minière sur une lune de Jupiter, le fusil à pompe à l’épaule, pour réguler un trafic de stupéfiants. Niveau concordance des temps, c’est un peu comme si les stups bossaient encore en France avec des épées médiévales sur le ceinturon, mais globalement un film rare et planant, à cheval entre 2001,l’odyssée de l’espace (Stanley Kubrick, 1968) et Alien, le huitième passager (Ridley Scott, 1975) pour les références cosmiques.

Le confinement minier, militant et re-minier derrière : Traître sur commande (1970, Martin Ritt)

Un détective est envoyé dans une mine pour infiltrer une organisation syndicale, le tout en 1876, soit 350 ans environ avant le précédent voyage vers Jupiter, mais n’est pas Sean qui veut. Martin Ritt dirige un film militant méconnu avec le grand Bond à la chaussure noire, 9 ans avant l’exceptionnel Norma Rae

Le confinement assumé, le catogan au vent : Medicine Man (1992, John Mc Tiernan)

John mc Tiernan est plus connu pour Piège de cristal, Predator et quelques autres explosions, beaucoup moins pour ce film assez introuvable aujourd’hui, où Sean joue un ersatz de Gandalf, en pleine jungle amazonienne. Comme dans tout film hollywoodien perdu dans la jungle qui se respecte, la dite jungle devra être rasée par des méchants exploitants et on confie la suite au vieux Bond samaritain. Un film plus dispensable que les autres et devenu très rare sur toutes les plateformes.

Le confinement sous-marinier, sans le pull qui va avec : A la poursuite d’Octobre rouge (1990, John Mc Tiernan)

Deux ans avant d’aller se planquer derrière les lianes, Sean jouait un haut gradé russe avec l’accent écossais, normal, pour livrer un sous-marin dernier cri à l’ennemi mortel de la nation, le tout en pleine guerre froide. Une semaine somme toute relativement calme, en dehors de ça.

Le confinement crépusculaire : The offence (1973, Sydney Lumet)

Oubliez les faites entrer l’accusé du dimanche soir, il y a eu au cinéma bien plus sombre et méconnu : The offence, ou comment un policier respectable sous tous les aspects pète un câble en plein interrogatoire d’un pédophile présumé. Le film le plus sombre de la liste, mais aussi le plus grand, sorti en salles 35 ans en retard en France.

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