Loisirs

Quand le roller avait sa rando !

Aujourd’hui, on vous propose un petit bond en arrière, au temps où le vendredi soir vous pouviez vous hisser sur vos rollers et partir en rando avec des centaines d’autres orléanais dans les rues du centre ! Ça vous revient ? 😁
Entre nostalgie, ou douce mélancolie de cette pratique disparue, on a décidé de se replonger dans quelques archives pour revivre un peu ces moments, très vintage pour certains d’autre eux.

Quand le roller avait sa rando ! 2
Crédit : Orléans Roller


A sa création, une bande d’amis qui s’organise sous forme de « rando sauvage » à la fin des années 1990. Certains en ont rêvé, ils l’ont fait ! Suite au succès de la démarche, la création d’une association « Orléans Roller » suit en 2000 afin de fournir un cadre sécuritaire et officiel auprès des autorités. Les parcours sont alors déposés en préfecture et communiqués à la police, qui fournit une voiture balai pour le temps de la rando. Ce cadre a convaincu de nouveaux profils à rejoindre la session, mais a aussi dissuadé certains, qui ont vu en cela la perte de leur liberté de pratique.

Dans son format la plus populaire, la balade se constituait de 2 boucles. Une première qui partait de la cathédrale, elle faisait environ 5km au nord de la Loire, et était orientée pour les débutants à un rythme tranquille. « On faisait une pause à la place du Martroi, puis on enchaînait avec une seconde boucle au sud de la Loire avec un rythme un peu plus soutenu et une distance variant entre 7 et 10 kms. Il y avait souvent un tronçon où on faisait un sprint pour lâcher les chevaux » nous dit Karim ancien membre et président de l’association durant quelques années. « Pour finir, le groupe allait jusqu’à la rue Jeanne d’arc, et faisait un sprint de la rue royale à la cathédrale. Il fallait compter environ 2h pour les 2 boucles, de 21h15 à 23h« .

Le succès des randos, au format le plus populaire constituées de 2 boucles, a duré de 2000 à 2015 avec un pic entre 2002 et 2003 après le boom du roller, et le développement de l’association. Ensuite la mode est passée et la fréquentation n’a fait que descendre pour chuter, et quasiment disparaître pendant les travaux de la seconde ligne de tram.
Plus de 500-600 patineurs rejoignaient le mouvement du printemps à l’automne avec des pics à 1000-1200 personnes juste avant les vacances d’été ! Ces chiffres sont valables sur 2000 à 2004, ce fut ensuite une longue courbe décroissante notamment en raison de l’arrivée de la trottinette.

Coté matériel, c’était l’explosion du inline, donc la balade comptait une grande majorité de roller pour seulement quelques patins à roulettes. Aujourd’hui, avec l’émergence du derby et la mode du rétro, on peut penser que la courbe s’inverserait et que le patin à roulettes serait roi ! 😊

Les licenciés présents étaient majoritairement du staff et quelques patineurs qui étaient passés par l’initiation. C’était une activité à part dans l’asso pour permettre aux débutants de découvrir la pratique dans un cadre plus sécuritaire que la rue. Pour la rando, le choix de l’asso était de proposer une activité ouverte à tous sans nécessiter une adhésion « C’est peut-être ça qui nous a perdu autant que ça nous a réussi…les gens consommaient la rando quand ils le souhaitaient mais sans aucune forme d’engagement. Mais ça restait pour moi la meilleur formule. »


Une pratique totalement disparue sur Orléans, qui s’ancre dans une époque.
Et aujourd’hui, vous rejoindriez une balade à rollers ou patins ? 🙂

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Aurélie

Expatriée Orléanaise engagée dans la promotion du dynamisme culturel , sportif and co de cette chère ville ... Car quelques fois il suffit d'ouvrir un peu ses oreilles et ses yeux pour faire des infidélités agréables à son canapé :) - Accessoirement kiné débordée et débordante , addict -

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