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Un jour un film : Juste la fin du monde


Durant le confinement, on vous propose de (re)découvrir des réalisateurs. On poursuit cette semaine avec Xavier Dolan et Francis Ford Coppola.
Rappel listing : https://piao.fr/2020/04/redecouvrons-des-realisateurs/

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Xavier_Dolan_Cannes_2016.jpg.

Xavier Dolan

Il fait un cinéma d’auteur brillant et sensible, imprégné d’une pop culture d’un réalisateur né en 1989. Ses mises en scène lyriques laissent une grande place au flou, aux ralentis, aux musiques populaires. Les histoires sont toujours affaires de sentiments exacerbés, et de scènes d’affrontements où les corps résistent. Proche d’un Almodovar dans ses thèmes récurrents, certains peuvent le taxer de ressorts trop systématiques et d’un pathos exagéré.

Juste la fin du monde

Louis, un écrivain, revient voir sa famille dans son village natal après douze années d’absence, pour annoncer sa mort prochaine. Ces retrouvailles ravivent des souvenirs, mais créent des tensions entre les membres de la famille… En adaptant la pièce de Jean-Luc Lagarce écrite en 1990, époque où le sida ravageait la communauté gay, Xavier Dolan a trouvé la matière pour traiter une nouvelle fois le sujet qui hante son œuvre : la place du fils dans la famille. Ce qui frappe d’emblée, et comme toujours chez lui, c’est la mise en scène : profondeur de champ limitée pour mieux coller aux personnages, couleurs chaudes et saturées et, comme d’habitude chez Dolan, une bande-son à tomber, entre partition symphonique et morceaux électro.
Le casting est étincelant, avec Gaspard Ulliel émouvant de douleur intérieure, Vincent Cassel, Léa Seydoux et Marion Cotillard en frère, soeur et belle-soeur. La palme revient à Nathalie Baye, en maman surmaquillée.
Il est parfois difficile au spectateur de comprendre l’hystérie des personnages, qui passent leur temps à s’énerver, hurler ou pleurer sans que l’on en saisisse vraiment la raison. Tape-à-l’oeil, parfois agaçant, mais puissant, « Juste la fin du monde » est un film tout en contrastes. À l’image de son réalisateur.

Et vous, vous en avez pensé quoi ?


Prochain film : Laurence Anyways

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Aurélie

Expatriée Orléanaise engagée dans la promotion du dynamisme culturel , sportif and co de cette chère ville ... Car quelques fois il suffit d'ouvrir un peu ses oreilles et ses yeux pour faire des infidélités agréables à son canapé :) - Accessoirement kiné débordée et débordante , addict -

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