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Interview de Pierre Zamora, pilote de voltige.

Nous avons interviewé Pierre Zamora, pilote de voltige, lors de son entraînement à l’aéroport de Saint-Denis-de-l’Hôtel.
Pierre prépare actuellement les prochains championnats de France de Voltige.
Une belle rencontre, source d’inspiration et de motivation ! 

Interview de Pierre Zamora, pilote de voltige. 2
D’où t’es venu cette passion pour l’aviation ? 

Le déclic originel de l’aéronautique m’a été transmis par mon papa, il y a très longtemps, car il était pilote privé. J’ai été très vite mordu d’aviation, je voulais devenir pilote de chasse dans un premier temps, puis, faire une reconversion dans la ligne.  J’ai fais des études scientifiques, maths supp et spé. Je me suis présenté au concours de l’enac. Pour compenser le côté sportif que l’on ne peut pas avoir dans ligne j’ai fais de la voltige. 
Mes parents ont toujours vécu en face de l’axe de voltige de Montpellier, je voyais les Cap10 et Cap 231 EX faire des évolutions. Je disais à mon père qu’un jour je serai à l’intérieur et c’est chose faite ! 

Peux-tu décrire ton parcours ? 

J’ai commencé la ligne à 23 ans et la voltige à 25 ans. 
Je suis rentré chez Air France quelques mois à la sortie de l’Enac, un parcours qui dure 18 mois. 
En parallèle j’ai fais 4 ans et demi d’A320, 10 ans de Boeing 777, et depuis quelques mois, je suis commandant de bord chez Transavia qui est la filiale d’Air France, je pilote actuellement un 737. 

Ton palmarès ? 

J’ai été vice-champion en espoir première catégorie, j’ai remporté la promotion Sud. 
Je suis arrivé à la deuxième place à la super coupe de France en nationale 2, j’ai donc été qualifié pour le national 1. 
Arrivé 5 ème au championnat de France en advance à Dijon. 
J’ai ensuite fais une longue pause de 6 ans et repris en 2018, et, en deux ans j’ai remporté l’open de France en excellence. 

Pourquoi es-tu à Orléans en ce moment ?

Je suis à Orléans, car, je suis ami avec Fred Chesneau depuis longtemps, il nous a chaleureusement invité sur la plateforme d’Orléans pour nous entraîner et préparer le championnat de France qui a lieu du 14 au 19 juin 2021 à Chamblay en Moselle. 

Quels sont tes rêves ? 

J’en ai déjà accompli beaucoup. 
Ce serait d’avoir un Warbird, un T28, un avion de chasse. J’en pilote un à la Ferté Alais, je devrai bientôt en avoir la qualification. 
Le T28 est un avion qui a une histoire, il a servi pendant la guerre d’Algérie, la guerre d’Indochine en appuie feu terrestre, en soutien aux troupes d’infanterie. 
Il peut atteindre jusqu’à 527 km/h. C’est quand même sympa avec un bruit de moteur et cette odeur, tout ce côté vintage que l’on a dans l’avion, comme dans les voitures de collection. 

Tes futurs projets ? 

Je vais bientôt devenir papa ce qui est un très beau projet.
Pour l’aéronautique, je vais continuer en Élite, continuer également de voler, essayer de me rapprocher des plus grands. En France dans les 10 meilleurs Français, les 4 premiers sont dans le top 10 mondial, le niveau est très élevé. 
Continuer de m’épanouir dans ma fonction de commandant de bord, le réseau Transavia est assez exceptionnel, on fait tout le bassin méditerranéen, Mykonos, Santorin, on va sur des terrains que je n’ai jamais pratiqué. 

Quels conseils donnerais-tu aux personnes qui voudraient être pilote de ligne, de voltige ?

Si les personnes veulent poursuivre cette voie et en faire leur carrière, l’entretien commence dès maintenant. Il va falloir raconter tout son parcours, si on est un peu  trop oisif, en sachant qu’il faut montrer une motivation extrêmement grande, car, lorsque l’on s’engage sur cette voie il faut une motivation sans faille. On fait ce métier pratiquement pendant 40 ans, si on n’est pas déterminé au départ, on ne le sera pas dans 10 ou 15 ans.
Les années auront passées, on ne se remettra plus en question, on ne se mettra plus au goût du jour, des nouvelles procédures et on ne pourra pas être potentiellement au top de la sécurité. Ils veulent des personnes très motivées, il faut qu’il y ait une cohérence de parcours. Beaucoup de gens se disent que si on ne fait pas l’Enac ou si on n’était pas bon en maths on est pas retenu… C’est faux, beaucoup de personnes ont fait des reconversions brillantissimes. 
Il faut se donner toutes les possibilités de ne se fermer jamais aucunes portes, une ténacité sans faille. Ne jamais désespérer, le travail paye toujours, ceux qui ont vraiment envie d’être pilote, le seront ! 
Ne pas avoir peur de s’exporter, de l’échec, ne se fermer aucunes opportunités. 
Ce n’est pas le fait de dire qu’on est motivé qui va convaincre; ce sont les actes, les actions, les intentions et les preuves qui vont montrer toute motivation. On pensera alors que la personne sera fiable dans 20 ans, et, qu’elle continuera d’aimer son travail. 

Interview de Pierre Zamora, pilote de voltige. 3
Interview de Pierre Zamora, pilote de voltige. 7

Crédit photos : Audrey Rodrigues

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