Tatoueur de talent, le travail de Pierre nous a bluffé ! 1

Tatoueur de talent, le travail de Pierre nous a bluffé !

Quand on vous dit qu’Orléans regorge de talents qui gagnent à être connus, on ne blague pas ! Aujourd’hui on vous présente Pierre, tatoueur professionnel.

Qu’il plaise ou non, qu’il se voit ou pas, le tatouage ne laisse pas indifférent. Aujourd’hui, on estime que 20% de la population en porte un. Pierre, un jeune tatoueur orléanais, nous parle de son métier.

Pierre a commencé à s’y intéresser à l’âge de 13 ans, s’inspirant des groupes de musiciens de l’univers métal qu’il écoute alors : Architects, Bring me the Horizon, Mumford and Sons … Après avoir mené des études, et obtenu une licence de sociologie, il a un peu par hasard, eu l’opportunité d’être formé.

Il fait la connaissance de son futur maître tatoueur, en postant des dessins sur les réseaux sociaux. Ce dernier lui proposera de le former. C’est un métier passion à 100% car lorsque l’on est apprenti, on n’est pas payé, Comme beaucoup, Pierre avait un second job alimentaire en parallèle. « Il est fondamental d’apprendre auprès d’un tatoueur confirmé, car ce métier est très codifié ». Les qualités requises ? La patience, savoir dessiner, l’amour du travail bien fait, et ensuite il faut se créer son univers, son style.

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Lorsque Pierre travaille sur un projet, il prend d’abord le temps d’en discuter avec son client, car la signification, la symbolique, le style graphique, l’emplacement sont autant de critères à prendre en considération. Si la personne n’a pas d’idée précise, en discutant, Pierre on va l’aider à orienter son choix.

Le tatouage le plus surprenant qu’il ait été amené à réaliser, ce sont deux étoiles sur le pubis pour un ami, après la victoire des bleus lors de la dernière coupe du monde : il a deux étoiles sous le maillot ! Le prix du tatouage varie en fonction du travail demandé.

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CONTACT
Si vous avez, vous aussi un projet, vous pouvez contacter Pierre via ses différents réseaux sociaux et messagerie pour fixer un rendez-vous.

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. Instagram @Maudit_Charbon

Une jeune joueuse du Fleury Loiret HB primée par l'Education Nationale ! 5

Une jeune joueuse du Fleury Loiret HB primée par l’Education Nationale !

Toute l’équipe de PIAO félicite Mélina Peillon ! L’ailière droite des Panthères, future joueuse du Centre de formation du club, s’est vue remettre, jeudi dernier, le Prix National de l’Education !

Une jeune joueuse du Fleury Loiret HB primée par l'Education Nationale ! 6

Le Prix de l’éducation de l’Académie des sports récompense des élèves qui conjuguent des valeurs sportives, scolaires et citoyennes. Il se déroule en deux phases successives : le Prix académique et le Prix national. La cérémonie nationale de remise des prix s’est déroulée le jeudi 4 avril 2019 à Paris.

Le jury national a arrêté le palmarès suivant :

  • Mélina Peillon, élève du lycée Benjamin Franklin d’Orléans (académie d’Orléans-Tours) ;
  • Juliette Moinard, élève du lycée Louis Pasteur de Strasbourg (académie de Strasbourg).
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Mlle Be Zinc se la joue parisienne ! 8

Mlle Be Zinc se la joue parisienne !

Deux ans après sa création de Mlle Be-zinc, l’artiste Pascal Nottin se retrouve propulsé au sein de la galerie internationale Artima, place des Vosges à Paris. Nous soutenons sa démarche depuis le début de son aventure, bravo à lui !

Après la création de son pendentif avec la bijouterie H.Pépin à Orléans… Mlle Be-zinc joue la parisienne !

Mlle Be Zinc se la joue parisienne ! 9
Interview de Natalia Shilovskikh 10

Interview de Natalia Shilovskikh

Passionnée de dessin dès son plus jeune âge, Natalia vit sur Orléans depuis presque 5 ans. En plus de son métier de photographe, elle sillonne tous les jours le centre-ville à la recherche de nouvelles idées. Son objectif pour 2019 : réaliser un dessin par jour sur la ville d’Orléans. Interview.

Bonjour Natalia ! Tout d’abord peux-tu te présenter aux lecteurs de Pour Info à Orléans ?

Je m’appelle Natalia, j’ai 29 ans , j’habite en France depuis 2013 et à Orléans depuis 2014. Je suis photographe professionnelle depuis 2012 et j’ai fait l’école des beaux-arts et de l’architecture en Russie.

A quel âge as-tu commencé le dessin ? Tu as pris des cours?

J’ai commencé le dessin à l’âge de 3 ans et c’est rapidement devenu une passion. Pendant toute mon enfance je dessinais et à l’âge de 7 ans j’ai décidé de prendre des cours. Pour moi le dessin c’est le meilleur moyen d’enregistrer le quotidien. Les photos ça file, c’est quelque chose que l’on regarde plus tard. Le dessin on le regarde tout de suite.

Au niveau de mon parcours, je me suis préparée pendant 3 ans pour les études supérieures, et j’ai fait 4 ans à l’école d’architecture.

Quels sont les thèmes que tu aimes aborder dans tes dessins ?

Au-delà des portraits que j’aime bien faire, ce que je préfère c’est tout ce qui tourne autour du quotidien, que ce soit le paysage urbain, l’architecture, les gens, les passants… Pour moi, c’est vraiment ce qu’il y a de plus poétique. J’essaye de voir la beauté dans les choses simples de la vie de tous les jours.

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J’adore également dessiner la nuit, avec les paysages, les couleurs claires sur le fond noir.

Comment t’es venue l’idée de faire un dessin par jour sur la ville d’Orléans ?

C’est un challenge que j’ai décidé de me lancer depuis le 1er janvier. En 2018, j’ai beaucoup travaillé dans les photos, dans les dessins pour les clients, mais j’ai très peu dessiné pour moi. J’ai senti que je commençais à perdre mes acquis, et pour avancer je me suis dis qu’il fallait que je me remette à dessiner chaque jour.

L’idée, pour Orléans, c’est de faire des dessins de la vie quotidienne. Je ne choisis pas les sujets en avance, cela vient par intuition, c’est beaucoup de feeling. Je sais qu’il faut que je dessine quelque chose, du coup je sors dehors et je cherche des endroits à dessiner. Plus je dessine plus j’ai d’inspiration.

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J’ai la chance qu’Orléans soit une très belle ville : il y a beaucoup de couleurs, de détails, d’architecture. Il y a une bonne ambiance, beaucoup d’endroits pour dessiner.

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Combien de temps, en moyenne, mets-tu pour réaliser ce genre de choses ?

Entre 3 minutes et 3 heures. Les dessins les plus rapides sont les personnes que j’ai en face de moi.

Les plus longs, 3 heures donc, ce sont en général les paysages urbains, architectures, avec plusieurs perspectives.

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Arrives-tu à vivre de ta passion ?

Aujourd’hui je vis de la photographie, mais pas du dessin. Cela reste avant tout une passion que j’exerce au quotidien. C’est comme le sport, il faut s’entraîner chaque jour pour être performant.

Un conseil pour nos lecteurs qui hésitent à se lancer dans le dessin ?

Il faut OSER. Faites-le. Commencez à dessiner n’importe quoi, même si vous pensez que vous n’y arriverez pas, lancez-vous. Faites le pour vous. Dans toutes les pauses de votre journée : quand vous prenez le train, au café, au bar… Vous pouvez dessiner sur tout et n’importe quoi : des bouts de papiers, des tickets de bus par exemple.

Quels sont tes futurs projets ?

J’aimerai bien un jour écrire des livres poétiques avec des dessins. La partie principale du livre serait constituée de dessin et l’histoire tournerait autour de la vie au quotidien.

Peu importe où je suis, j’aime bien noter des phrases que j’entends tous les jours ou qui me marquent sur mes dessins.

Un petit mot pour conclure ?

Le dessin c’est une partie de notre expression. Il faut que tout le monde se mette à dessiner. Tout le monde PEUT dessiner. J’aimerai que beaucoup de gens se rendent compte de leur talent, de leurs capacités, cela pourrait changer le monde en quelques sortes.

Si tout le monde se met à dessiner, on n’aura plus le temps de faire la guerre ! (rire)

Natalia & Orléans …

Le premier mot qui te vient à l’esprit ?

Ce ne sont pas des mots qui viennent à l’esprit quand on me parle d’Orléans, mais ce sont des images. La place du Martroi ensoleillée en été avec un manège qui tourne, les enfants qui jouent dans l’eau de la fontaine, les cafés remplis de gens avec leurs lunettes de soleil…

Un endroit préféré pour dessiner ?

Le meilleur endroit pour dessiner c’est un endroit où on a jamais dessiné. Tout ce qui est neuf est toujours plus curieux pour notre esprit. En dessinant on découvre à nouveau.

Un restaurant préféré ?

J’aime bien les restaurants « à la maison » et « mon homme qui cuisine ». Ce sont pour moi les meilleurs restaurants, mais attention, c’est sur invitation et les places sont très limitées. 😛

Un monument préféré ?

J’aime les monuments qui sont cachés. Par exemple le mur de la chapelle Saint-Jacques dans le jardin de l’hôtel Groslot ou un petit puits sur la petite place Saint-Pierre Empont.

Ton meilleur souvenir ici ?

Tous les souvenirs sont forcément bons pour moi, sinon c’est quelque chose que l’on oublie et ce n’est donc pas un souvenir. Si je remonte un peu en arrière, je dirai que ce sont toujours les rencontres avec les gens qui deviennent les souvenirs les plus chaleureux.

L’activité (hors dessin) que tu préfères faire ?

Faire des photos, faire une promenade en vélo, faire un pique-nique au bord de la Loire. Je ne suis pas une très bonne cliente pour les commerces, mes activités préférées sont gratuites !

Ton lieu préféré pour le shopping ?

J’aime bien les friperies, ça permet de trouver quelque chose qui n’existe plus, quelque chose d’unique. Pas de look « tout prêt » pour ressembler à mille autres personnes dans la rue.

J’ai une amie qui sait faire des super look à partir de vêtements de la friperie ! Il faut du talent pour ça !

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Natalia

pour suivre ses créations

site internet – facebook – instagram

Les Petites Bichettes et les Petits Choupis de Rose 19

Les Petites Bichettes et les Petits Choupis de Rose

C’est dans le très joli restaurant-salon de thé vegan, Un piano dans la théière, que j’avais rendez-vous avec Rose. Une femme pétillante fait son entrée, c’est elle. J’ai hâte qu’elle me raconte l’histoire des Petites Bichettes et des Petits Choupis.

Rose 

Rose, âgée de 43 ans est passionnée par les loisirs créatifs. Elle a commencé à crocheter quand elle a arrêté de travailler pour s’occuper de ses 3 enfants. Comme elle dit, « on peut crocheter partout, même dans sa voiture en attendant à la sortie de l’école ». Suivant d’abord des tutos sur internet, elle a confectionné ses premiers accessoires : gants, moufles, vêtements… mais ce qu’elle préfère faire, c’est créer des poupées et des doudous car « ça laisse beaucoup de liberté ».

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Les accessoires indispensables pour crocheter

Les débuts

À force de la voir crocheter, son fils lui demande un jour de le faire en crochet. C’est alors que Rose prend une photo de lui comme support et confectionne maille par maille son petit corps; la tête, le tronc, les jambes, les bras, le visage et enfin les cheveux. Pour que sa poupée soit la plus fidèle possible à son modèle, elle décide de lui fabriquer des vêtements. Son fils est ravi et les retours de son entourage très positifs. Tout le monde veut sa poupée.

C’est ainsi que Rose a eu l’idée de créer des poupées « à l’effigie » et que la fabuleuse histoire des « Petites Bichettes » et des « Petits Choupis » a pu démarrer. Il suffit de lui donner une photo pour qu’elle en fasse une adorable poupée unique tout en crochet.

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Mountain

Entre Bichettes et Choupis

Rose m’explique la confection d’une Bichette. Pour me montrer plus précisément son art, elle ouvre ses jolies mallettes et me présente Mountain, Côme, Frida, Blanche… Ses créations sont toutes plus belles et mignonnes les unes que les autres. 

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Mountain, Blanche et Hortense
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Côme

Pour réaliser une Bichette ou un Choupi d’une grandeur de 28 cm environ, 15 à 20h de travail sont nécessaires. Ce temps implique le crochetage du corps entier avec de la laine, son rembourrage, la finition de son visage, la pose des cheveux un à un, la réalisation de la garde-robes et des accessoires. 

Rose décline ses poupées en version plus petite. Elle aime aussi les mettre en scène sur des balançoires, dans des cloches, avec leur dressing… tout un univers qu’elle crée avec beaucoup de minutie et de bon goût. Elle a un réel sens du détail. 

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Zélie et sa garde-robe

Le crochet sur papier

Le travail de Rose plait, c’est indéniable. Ses créations séduisent de plus en plus. Certains veulent une poupée à leur effigie et d’autres apprendre à crocheter. 

C’est ainsi que lui est venue l’idée de se rapprocher d’une maison d’éditions afin de publier un livre dans lequel elle expliquerait comment appréhender la technique du crochet et comment réaliser des poupées et leurs accessoires. Les éditions Marabout ont suivi Rose dans cette aventure puisque son livre « Mes poupées au crochet » est en librairie depuis septembre 2018.

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« Mes poupées en crochet » – Editions Marabout

Le monde enchanté de Rose

Si Rose aime surtout crocheter des poupées à l’effigie, elle propose d’autres créations absolument adorables. Dans son monde les doudous souris Apolline et Célestine côtoient les oiseaux sur branche, les lutins, les personnages de la crèche mais aussi des broches sur le thème de la forêt.

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La souris Célestine
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Le lutin dans sa bulle

Tant de propositions qui à quelques semaines de Noël pourraient bien nous faire craquer.

Liens utiles concernant Rose : https://www.instagram.com/roseetpuiscesttout/

Crédit photos : https://www.instagram.com/anne_bardas_photographe/

Rencontre avec Sylvain Brosset, de Mobius à l’enseignement 28

Rencontre avec Sylvain Brosset, de Mobius à l’enseignement

😎📷 Dans la rubrique Orléans a du talent, nous vous proposons de découvrir à l’occasion de l’ouverture du Centre d’Hypnothérapie Régional d’Orléans, Sylvain Brosset, le maître des lieux, un garçon admirable au parcours bien surprenant !

Bonjour Sylvain, une petite présentation pour ceux qui ne te connaissent pas encore

« Bonjour, je suis Sylvain Brosset, j’ai 41 ans et je travaille dans le domaine de l’hypnose. J’ai grandi avec mon petit frère à la Chapelle St Mesmin. Mon père travaillait dans l’administration et ma mère était enseignante. J’ai suivi ma scolarité au collège Anatole Bailly à Orléans, au lycée d’Ingré et à l’IUT d’Orléans. J’ai débuté ma carrière professionnelle en tant que prestataire dans la SSII UNILOG, ou j’ai évolué avec des missions au Ministères de l’agriculture, de l’intérieur, de la justice, à l’ordre des avocats, à l’ex ANPE, à l’AFPA pour atterrir à la Mairie de Colombes en tant que responsable des études. »

Au fur et à mesure de ces 10 années dans le domaine informatique, Sylvain va acquérir des compétences de gestion de projets et de gestion d’équipes

« Fatigué par la vie parisienne et l’envie de changer, je suis revenu en 2006 sur Orléans pour tenter une nouvelle aventure professionnelle autour du service à la personne, mais le projet n’était pas assez mature et je revenu à mes premiers amours au sein de la société de conseil SOPRA.

A cette époque j’ai accepté une mission compliquée en tant que directeur de projet pour l’agence de l’eau Bassin Loire-Bretagne située à la Source. Je m’en suis pas mal sorti et du coup on m’a mis entre les mains la refonte de l’Intranet et du site Internet du Conseil Général du Loiret. J’ai été impressionné par mon équipe qui était composée de 80% de stagiaires, mais qui étaient des gens ultra-compétents, de vrais bêtes de course ! Etant foncièrement un garçon timide, complexé, introverti, cela m’a poussé à me plonger encore plus dans le développement personnel pour être à la hauteur et je suis tombé sur la PNL et l’hypnose qui y est intiment liée. »

La PNL ou Programmation Neuro-Linguistique est issue des travaux de Richard Wayne Bandler et John Grinder. Ils se sont beaucoup inspirés de l’hypnose dite ericksonienne qui induit un état de légère modification de la conscience, dans lequel le patient peut orienter son attention vers un but spécifique. Cette technique, créée par le psychiatre Milton H.Erickson, est réputée pour son action curative sur l’angoisse et les dépendances.

« Etant cartésien par nature, j’étais très sceptique vis à vis de l’hypnose, et en fait ça a été une révélation pour moi ! Du coup, j’ai formé une partie de mon équipe dont certains sont aujourd’hui à la direction de SOPRA. Par amusement j’ai aussi initié à l’hypnose certains de mes amis et j’ai fait quelques consultations gratuites. Cela m’a ouvert plein de portes car le fait de mieux comprendre comment fonctionnent les autres, m’a permis de mieux me comprendre moi-même, les interactions sociales. Finalement dans l’hypnose il y a beaucoup de psychologie sociale. »

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Etant de plus en plus dédiés à des fonctions commerciales au sein de sa SSII, Sylvain ne s’épanouissait plus du tout. Autant l’aspect RH le passionnait, autant l’aspect purement technique et commercial semblait pour lui démotivant.

Sylvain s’est d’abord tourné vers de nouveaux projets professionnels dans la musique : « je voulais vendre des altos et des violons en compagnie d’un copain luthier et j’ai créé un petit site web marchand. » Mais les demandes en hypnoses étaient trop importantes alors j’ai concentré mes efforts sur ma passion.»

« Par différents concours de circonstances, je me suis laissé embarquer dans l’hypnose, j’ai dû réaliser à l’époque un spectacle autour de cette discipline. A cette occasion, j’ai créé le Club d’Hypnose d’Orléans, le fameux CHO. J’avais du coup un cadre pour tout ce que je faisais gratuitement avant et je me suis installé en tant que professionnel pour commencer mes premières consultations payantes. Au bout d’un an ça a pris de l’ampleur, j’ai donc gardé l’association pour la promotion te la démystification de l’hypnose accompagné de nombreux bénévoles passionnés. Et d’un autre côté j’ai créé Echo Logos, plutôt orienté vers les consultations individuelles, les formations et le monde professionnel. Aujourd’hui, le CHO, c’est une centaine d’adhérents.»

D’où vient ce nom ECHO-LOGOS ?

« Du CLUB Hypnose d’Orléans, on a créé l’Ecole du CHO, ECHO, mais ECHO est un terme utilisé partout, on a cherché et on a trouvé par exemple ECHO-LOGI, ECHO-LOGIC … mais ça rappelait trop d’autres domaines. On a finalement adjoint le terme LOGOS, la connaissance en grec, pour faire écho à la connaissance, transmettre la connaissance, c’était l’esprit de l’initiative. Ainsi est né ECHO-LOGOS. Aujourd’hui, ça continue LOGOS possède une branche dédiée au B to B (business entre entreprises),et le B to C (service aux particuliers) sera adressé par le Centre d’Hypnothérapie Régional d’Orléans que nous venons d’ouvrir boulevard Jean Jaurès, près de la patinoire.»

On voit souvent le CHO soutenir, voir participer aux actions d’autres associations, pourquoi ?

« On a toujours eu à cœur de faire notre part du colibri et de promouvoir les associations qui nous semblaient d’utilité publique comme par exemple JNML, le Téléthon, les virades de l’espoir, bref des causes qui faisaient écho à notre manière d’appréhender les choses. »

Merci Sylvain pour le temps que tu nous a consacré.

Upcycling avec Sophie de l'Atelier de Zam 33

Upcycling avec Sophie de l’Atelier de Zam

Dans la série Orléans à du talent, nous vous proposons de recontrer aujourd’hui Sophie qui a créé son entreprise d’Upcycling l’Atelier de Zam

Bonjour Sophie, Peux-tu nous donner ton parcours et comment tu as eu cette idée ?

J’ai toujours eu une sensibilité pour le bricolage et la création. J’ai appris avec mon père qui retapait des maisons et qui m’a fait faire plein de trucs par exemple à 12 ans je faisais des joints de carrelage. Ensuite mon parcours a été plutôt financier ce qui m’a amené à travailler 17 ans dans le domaine bancaire jusqu’à des postes à responsabilités.

Pour autant, au fond de moi, je me sentais que je m’étais perdue et qu’il fallait que je me retrouve. Je me suis questionnée sur comment m’occuper plus de mes enfants, de moi-même de comment refaire du bricolage pour retrouver mon équilibre. Le contact avec la matière me manquait : par exemple quand je jardine, j’ai besoin de toucher la terre.

En deux ans, J’ai décidé de quitter mon travail et de créer ma propre entreprise d’Upcycling. L’Upcycling c’est l’action de récupérer des matériaux ou des produits dont on a plus l’usage afin de les revaloriser, les rendre plus beaux : On recycle « par le haut »

Comment cela s’est-il passé ?

J’ai immédiatement investi mon garage, J’ai écouté mon instinct et j’en ai fait mon atelier et j’y ai installé mes outils.

Pourquoi as-tu choisi pour nom « L’atelier de zam » ?

Zam est un surnom que l’on m’a donné il y a quelques années parce que l’on me prêtait d’être un amour et ça s’est transformé en zamour puis en zam. Je l’ai gardé car dans les pensées bouddhistes, zam signifie « enrichissement personnel » ce que j’appelle la zaminatude … Un ami m’a dit « Tu mets des touches zamiques » dans tes réalisations.

 

L’entreprise à un an, avec le recul quelle matière aimes-tu travailler ?

J’aime travailler le bois, et spécialement celui des palettes. Une palette, c’est certes pratique mais ça ne ressemble à rien. Tu la démontes et à la fin tu obtiens une petit planche que tu peux travailler, modifier, sublimer … On peut venir me voir pour réaliser ce qu’on veut. Il faut juste que l’on évalue ensemble la faisabilité mais pour moi rien n’est impossible. J’ai appris à maîtriser au fur et à mesure mes outils mais celui que j’affectionne c’est la meuleuse. C’est déstressant pour moi, ça fait des étincelles. Actuellement je me forme au travail sur le verre et Il faudrait d’ailleurs que j’apprenne à souder.

Nous étions venu te rencontrer il y a un an lorsque tu avais monté de tes mains une cabane de jardin en bouteilles plastique. Outre cette réalisation, desquelles pour tes clients es-tu la plus fière ?

Toutes ? En tout cas mes clients viennent me voir pour obtenir quelque chose qu’ils n’auront pas dans un magasin, ou alors leur idée est tellement précise et adhèrent au principe de seconde vie pour les objets. Je la réalise sans qu’ils aient besoin de racheter quelque chose, on essaie de trouver les éventuels éléments manquants sur « le bon coin », dans des associations de recyclage.

Il me fallait fil rouge en fond de mon activité, un projet personnel qui me tenait à cœur : j’ai décidé de récupérer des palettes pour réaliser une cabane atelier de travail pour désencombrer mon garage devenu trop petit. Je savais ou l’installer, comment la concevoir, avec quoi la faire, et surtout la réaliser par moi-même. J’y suis allé à l’instinct. C’est mieux que ce que j’imaginais

As-tu un prochain fil rouge ?

« Pas encore … mais j’ai un showroom en préparation »

Comment peut-on te contacter ?

« Par le biais de ma page facebook atelier de zam mais aussi lors de divers événements quoi auront lieux ces prochains mois :

  • Le 14 avril la Ferté saint Aubin au cours d’une journée ayant pour thème la récupération
  • Le 27 mai à l’éco-journée à Ingré
  • En septembre Mareau aux prés
  • En décembre encore la Ferté saint Aubin.

Merci Sophie, nous te souhaite une bonne continuation pour cette belle initiative.

Rencontre, j'irais dormir sur la Loire ! 40

Rencontre, j’irais dormir sur la Loire !

Aujourd’hui nous allons découvrir Denis Raimbault alias Lee Gerien et son association Coeur de Loire qui propose des balades et surtout de l’hébergement insolite pour la nuit à bord de son bateau atelier à Meung-sur-Loire.

Rencontre, j'irais dormir sur la Loire ! 41

Petite présentation

« Bonjour je m’appelle Denis Raimbault, je suis marinier depuis une quinzaine d’années. J’ai commencé ma vie fluviale lorsque j’étais restaurateur à Saumur ou j’ai été initié par Denis Retiveau, vigneron et marinier qui m’a emmené dans des navigations sur la Loire. Dès la première fois, j’ai été piqué, j’ai eu envie d’un bateau pour faire ce que j’avais envie. J’en ai acheté un, deux, puis trois. Ayant eu des bateaux avec des coques en aluminium, j’ai une bonne expérience de la vitesse en Loire. Durant cinq ans, j’ai participé aux navigations pour relier Montsorreau (en amont de Saumur) à Noirmoutier. J’ai parfait mon expérience avec les grands marins de Loire que sont Jean-Marc Benoit, Alex Tatus Fagat, Bertrand Deshayes (il prononce affectueusement dé-za-yess ), Benoit Perdriau et les challenges du vin des globes ou encore de la route du rum … »

[NDR : Bertrand Deshayes nous dira que Denis est l’un des rares qui l’impressionne du fait de sa lecture instinctive de la surface de la Loire pour savoir ou naviguer]

L’association Cœur de Loire sera créée fin 2016 et entame sa deuxième année d’activité.

« La nouveauté pour moi ça a été la navigation avec transport de passagers : naviguer à ses risques et périls c’est une chose, avec des passagers, être agréé, assuré et avoir l’Autorisation Spéciale Passagers (L’ASP) c’est ce qui fait la différence : c’est une lourde responsabilité. Tous les jours tu dois veiller sur ton bateau comme avec un animal de compagnie : il faut le choyer, il faut aussi parfois le bousculer en l’emmenant dans des endroits pas faciles. »

Denis a été un peu plus timoré sur sa première année de navigation à Meung « je découvrais le terrain de jeu : il y a le pont, les pierres, on n’a pas envie de casser le moteur. L’association locale de Mariniers « Les Carnutes » ont été d’une aide précieuse pour m’aider à aller chercher le bateau, sur la Seine, me faire découvrir les passages, pour emmener les bateaux sur le festival de Loire, on a eu aussi de bons moments avec des petits « mangemants », des petits pic-nics ensemble sur la rivière. »

[NDR Un marinier authentique ne vous parlera jamais de fleuve, qui est un qualificatif administratif, mais appellera la Loire « sa rivière » car on est amoureux d’une rivière, pas d’un fleuve … ]

« Pour moi, plus important que tout c’est transmettre ce que l’on sait. J’ai lu l’histoire de la marine de Loire, l’histoire des bords de Loire, l’histoire des différents villages, des différentes communautés marinières … et spécialement à quelqu’un de novice. Le reproche que je peux faire à la marine de Loire moderne c’est que le marinier vit un peu en autarcie, il aime son association à lui, il navigue avec son bateau, ses copains … mais qu’est-ce qu’ils se ferment entre eux. Il faut partager et recevoir. Lorsque tu ouvres l’accès de ton bateau à un touriste étranger ou même à quelqu’un du coin, il te fera comprendre la chance que tu as de naviguer ou tu veux et de voir les paysages autrement »

Pourquoi as-tu choisi Meung-sur-Loire ?

« Il y a déjà la présence de mes amis de l’association Les Carnutes mais qui ne font pas de balades passagers, c’était un secteur vierge où il y avait de quoi animer avec une histoire, la présence de deux châteaux et puis surtout une municipalité très motivée, que je remercie tous les jours et qui a bien aidé pour les autorisations, la mise à disposition de toilettes sèches, de rails à vélo pour accueillir les gens qui font la Loire à vélo. »

Le chemin de randonnée de La Loire à vélo passe côté Mareau aux prés, rive sud et il faut franchir le pont pour rejoindre le port

Présentation du bateau atelier

« C’est un bateau en bois, ramené de la Seine il y a 1 an et demi. J’ai une relation particulière avec lui, car ça en a surpris plus d’un lorsque l’on a aménagé et rendu hyper fonctionnelle cette petite cabane en bois de 9m² : ce qui est petit est mignon. » [NDR Cette cabane est vraiment cosie !]

« Tu mets le chauffage gaz, il fait 22° tout de suite, t’as pas de pb de CO² car c’est ventilé partout. On est dans un cadre exceptionnel : entre Muids sur Loire et Orléans, personne ne peut dormir dans de telles conditions en étant bercé par le bruit de l’eau qui passe sur les ruines du vieux Pont de Meung, au bord du port des Carnutes avec les bateaux au fond, entre les deux ponts avec un panorama vierge de maisons. Tu es 3m sous le niveau de Meung sur Loire et tu es le seul à dormir à ce niveau-là. Tu es en accord avec ce que j’appelle l’ECO-Logique. Là tu viens découvrir l’inconfort ! Mine de rien tu découvres un truc qui te fait prendre conscience que tu as de la chance : tu retournes aux fondamentaux, tu refais marcher tes sens. Sur la terre on a appris à les saturer par le bruit, la sur-communication, la publicité, le commerce, par la bêtise de gens et parfois leur inhumanité. Quand tu viens sur l’eau, guidé par un marinier bienveillant, tu réapprends à respirer, réentendre, redécouvrir l’histoire, redécouvrir le paysage et la faune … 70% de nos clients sont des Magdunois ou Balgentiens qui sont même venus dormir à bord ! »

Quelles activités propose Coeur de Loire ?

« Nous proposons des balade en bateau toute l’année sauf quand le niveau d’eau est en deçà de -80cm pour le simple raison que si je franchis le pont de Meung, on se fait emmener dans des cailloux ou l’on en frottera un peu. En revanche on ne pourra pas remonter. J’use de ce cas de mon droit de retrait de capitaine car je juge que c’est dangereux pour les passagers ET pour le bateau.

La deuxième activité dont le succès nous a surpris, c’est l’hébergement insolite 42 nuits en 2017 en commençant les locations à partir du 15 juillet. Au vu de ce résultat on a décidé de tabler sur 70 / 80 nuits. Depuis mars, on est déjà à 10 nuitées y compris le réveillon, des gens qui viennent voir Chambord et qui profitent d’une nuit sur le bateau, on a aussi fait une quinzaine de chèques cadeaux. Nous avons un partenariat avec le département qui nous a fait un beau site web »

Navigation, hébergement, animation musicale mais aussi repas car on peut manger à bord de ce bateau. « On a le relais Louis XI à proximité qui nous partage ses bonnes adresses de fournisseurs notamment pour la côte de bœuf grillée sur le bateau, qu’on prépare ensemble qu’on cuit ensemble, qu’on découpe ensemble , qu’on déguste ensemble car il y en a pour tout le monde : ce plat a pour moi une vraie âme gastronomique : je milite pour la présence d’un barbecue à bord de tous les bateaux de Loire ! »

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Comment as-tu vécu ton Festival de Loire 2017 ?

« C’était la première fois que je le faisais en tant qu’armateur. On a pas fait un grand festival de Loire au point de vue commercial. Après c’est une belle expérience, c’est emmener les bateaux jusqu’à Orléans, travailler avec les médias pour nous faire connaître, et puis ça a été l’occasion de remercier tous nos partenaires et de leur montrer qu’ils avaient eu raison de nous avoir aidé à porter ce projet. »

Tu as aussi de talents de musicien ?

« Il est vrai que c’est une autre corde à ma guitare mais j’ai beaucoup de pudeur par rapport à ça car je ne me suis jamais pris pour un artiste. Je crois simplement que parfois j’ai une émotion, une vibration que je transmets, d’autre fois je suis plutôt à faire rire les gens. Je n’en vis pas, j’ai dû vendre une centaine de disques. Lorsque l’émotion me saisit alors la partie artistique, l’écriture s’exprime, la musique résonne en moi. Je ne fais pas ça pour l’argent, mon bonheur je le trouve ailleurs : si ça contente ne serait-ce qu’une seule oreille, ça me ravit ; si je provoque une émotion et que je vois une larme couler pour moi c’est un sentiment exceptionnel ! On dit que faire rire c’est difficile, moi j’y arrive relativement facilement mais faire pleurer c’est beaucoup plus difficile ce n’est pas un choix que de vouloir faire pleurer, c’est le choix de la personne devant toi. »

Quels projets pour le futur ?

Un bateau un peu plus grand pour transporter 12 passagers avec une coque métal …

Merci Denis pour le temps que tu nous a consacré. Que le vent de Galarne te porte loin et longtemps.

Contact : https://www.facebook.com/coeur2loire/

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Découvrez Christophe Guermonprez, le patron d’Images Photo

Vous êtes nombreux à fréquenter la boutique Images Photo Orléans située au 11 rue Jeanne d’Arc, mais vous ne connaissez probablement pas l’étonnant parcours du propriétaire des lieux, Christophe Guermonprez, un véritable passionné et un expert reconnu dans le monde de la photo. Découvrons-le ensemble.

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Christophe est né à Neuilly en 1951 d’un papa militaire au sein d’une famille nombreuse de 7 enfants. Il avouera n’avoir pas été très assidu à l’école et préférera aller faire des photos dans la rue plutôt que d’aller passer son bac en 1968.

Faisant des piges, il rêve de se payer le mythique Nikon F que l’on voit dans le film Blowup d’Antonioni avec Jane Birkin – un photographe de mode, équipé du fameux Nikon F, pense avoir immortalisé accidentellement un meurtre dans un parc isolé – et puis c’est surtout l’appareil qu’utilise le photojournaliste Gilles Caron au Vietnam ou au Biafra et qui disparaitra au Cambodge en avril 1970 à l’âge de 30 ans.

Il sortira finalement d’un magasin de photo avec un ASAHI PENTAX SPOTMATIC, appareil plus dans ses moyens et surtout adaptés à ses compétences car il n’y connaissait rien à l’époque. Il avouera qu’il n’aurait pas pu se servir d’un Nikon F, trop compliqué pour un débutant, ce que le vendeur avait bien compris …

La chance est de son côté

Photographiant tout et n’importe quoi au hasard de ses déambulations dans Paris, Christophe s’arrête un jour dans le 15e arrondissement, sous le Métro aérien, à l’endroit même où le marché vient de se terminer avec son lot de détritus au sol. Il tombe sur une magnifique Rolls garée là par hasard et au moment d’appuyer sur le déclencheur, un balayeur se met devant, ce qui constitue un contraste assez surprenant.

« J’oublie ce moment, et quelques jours après je développe mon film : il y avait 35 photos nulles et une qui attirait inexorablement mon regard : celle de la Rolls toujours avec son balayeur mais aussi au 3eme plan un papy un peu clodo qui avait récupéré sur une remorque plein de cagettes ».

Avec cette composition en diagonale involontaire, la photo parle, elle a une allure. Christophe la soumet à un concours organisé par le magazine « Photo Reporter ». Des mois après il reçoit un coup de fil d’un copain qui lui dit qu’il a gagné un Leica grâce à cette image.

«A 18 ans je me retrouve avec La Rolls des appareils photos et je pars au service militaire avec mon boitier ou j’y ferai des clichés au service photos»

La série des drôles de rencontres commence

«Entre-temps j’avais accroché sur une plage en plein été ou je faisais des photos, avec un gars très sympa, propriétaire d’un magasin de photo dans le quartier de la Madeleine en 1970. Il me proposera de venir travailler chez lui, voyant que j’étais un passionné. Là, je suis tombé dans le grand bain tout de suite car il fallait savoir tout faire notamment les photos d’identité du fait du voisinage de l’ambassade américaine, la vente de matériel, des travaux photo, du reportage, du labo. En quelques mois j’ai tout appris dans des conditions incroyables : à l’Elysée, chez Fauchon, Au Crillon … J’en ai gardé un excellent souvenir.»

En 1976 Shop Photo ouvre à Montparnasse le plus gros magasin de la capitale sur une surface de 1000 m². Pour la première fois, chaque marque avait son stand. Ce Groupement de magasins était assez réduit mais très élitiste et respecté à l’époque. Jacques Bougon, le fondateur de l’enseigne, entend parler des qualités de Christophe par l’un de ses vendeurs, car il en recherche un pour l’une de ses boutiques située rue Marcadet, dans le 18è

« « Monsieur Jacques » m’appellera sur mon lieu de travail et me donnera 20 minutes pour venir le rencontrer dans son bureau à Montparnasse. Me fiant à mon instinct je m’y rends : Shop Photo c’était LE temple de la photo. Arrivé sur place, il me posera quelques questions pour tester mes connaissances et me fera une généreuse proposition en me demandant de répondre immédiatement … J’apprendrai de cette rencontre qu’il faut savoir saisir l’opportunité immédiatement ! »

Christophe prendra donc la gérance de la plus petite boutique du groupe, rue Marcadet dans le 18e arrondissement, tout en côtoyant les 40 vendeurs du plus gros magasin à Montparnasse, et le groupement le plus haut de gamme de l’époque. Cela lui permettra d’enrichir encore plus ses connaissances.

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«Au bout de quelques années, Jacques Bougon me proposera de racheter mon magasin, j’avais 26 ans. Je fis mon ouverture en mars 1978, le jour de la mort de Claude François. Je m’en souviens comme si c’était hier : on m’avait cambriolé dans la nuit, il n’y avait plus rien dans le magasin ! Je m’en sortirai pas trop mal avec les assurances et les grandes balustrades en bois qui recouvraient la vitrine attiraient de nombreux curieux qui en profitaient pour acheter».

1978 c’est aussi l’année du mariage d’où naîtront deux filles Elodie et Dorothée. Malgré le succès, la lassitude des transports pour arriver sur son lieu de travail s’installera et il décidera de sauter sur la première opportunité pour quitter Paris.

L’arrivée chaotique à Orléans

Christophe est très copain avec le propriétaire du Shop Photo d’Orléans, mais suite à un accident de ce dernier en 1983, il en reprend la suite car l’affaire marche très bien.

« Le magasin était situé au bout de la rue de Bourgogne dans la zone non piétonne. En plus, nouveau coup du sort, pratiquement le jour de l’ouverture, un immeuble s’écroule à proximité rendant impossible l’accès pendant plusieurs mois. Du coup, je saisi une opportunité pour m’installer rue Jean Hupeau (entre le pont Georges V et le Châtelet). A l’époque, la concurrence est rude avec pas moins de 19 autres confrères sur la place, mais nous nous démarquons en vendant de la très bonne occasion – ce sera notre ADN – du matériel Leica et Nikon et en ne faisant pas de prestations comme par exemple les mariages. On fera notre petit bonhomme de chemin quand les autres auront du mal à s’adapter, et ça accélérera avec l’arrivée brutale de la FNAC en 1985. A la fin des années 90, nous sommes le 2eme point de vente de province pour Leica, et invités à ce titre à participer à un voyage en Chine durant 3 semaines avec le patron Leica et des pointures du métier comme Robert Doisneau, Sebastião Salgado, Guy Le Querrec , Marc Riboud de l’agence Magnum. Les gens de Kodak nous donnent des pellicules prototypes, en fait les premières T-MAX, pour que l’on ramène quelques photos exploitables afin de mettre en avant leur nouvelle pellicule. Ça reste un de mes moments marquants : 3 semaines avec 70 personnes à photographier et à échanger avec des pros dans des conditions exceptionnelles ! »

Les années 2000, le grand bouleversement du Numérique (avec un grand « N »)

« On a vécu à l’époque à la fois basculement de la photo argentique vers le numérique mais aussi avec l’arrivée d’Internet la modification du mode de consommation de la photo »

Pour être honnête, à l’arrivée des tous premiers numériques, les boutiques freinaient des quatre fers pour ne pas en vendre car le résultat était très moyen : c’était lent, les écrans de contrôle étaient petits, c’était hors de prix, et puis il y avait la résistance des aficionados : ça ne marchera jamais, moi je sais faire de la photo argentique, je n’ai pas besoin d’un ordinateur pour ça !

« Nous on a senti le bouleversement venir, mais personne n’a cerné immédiatement le potentiel de basculer les gens de l’argentique vers le numérique. Les cartes mémoires étaient à des prix hallucinants, tellement chers qu’on les louait ! En 2003, Canon sort le 300D à un prix agressif et Nikon frappe encore plus fort en 2004 avec le D70, le premier reflex digne de ce nom, grand public et à prix abordable : la messe est dite. »

L’histoire Images Photo

En 2000 le magasin déménage au 44 rue Jeanne d’Arc, il n’est certes pas très grand mais bien visible, retour dans le groupement Shop Photo dont Christophe intègre l’équipe dirigeante.
En 2008, lors de la Photokina, Evènement annuel qui réunit tous les professionnels, Christophe se rapproche de revendeurs qui lui ressemblent : Richard Studient de Lyon, Christian Menant de Rennes, Jacques Gredet de Paris et ils décident de cofonder le groupement Images Photo. Référent sur le marché de l’occasion, Christophe crée en partenariat avec le magazine Chasseur d’Images « la cote de l’occasion » qui est depuis la référence pour le marché de la photo d’occasion basé sur l’état, la catégorie, l’usure et la côte d’amour pour le matériel.

«En 2011, après 5 ans de recherches, on trouve enfin le site actuel. C’était l’ancienne boutique SNCF, située dans un coin pas très vendeur car il n’y avait pas encore de tram mais on passe d’une boutique de 60m² trop étriquée ou l’on travaille à cinq, au 350m² de mes rêves avec sa surface de vente aérée, son stock, sa salle de formation et son studio photo. L’équipe est à présent composée de 6 personnes et fête sereinement cette année les 35 ans d’Images photo Orléans, les 10 ans du groupement fort de 30 établissements et l’expansion en Europe avec l’intégration de 3 magasins Belges.
Aujourd’hui, nous les fondateurs du groupement, on est tous des vieux c— qui avons largement passés l’âge de la retraite, mais qui n’ont pas envie d’arrêter de bosser. On dispose grâce à une holding, du moyen de pérenniser nos points de vente, de passer la main, et de poursuivre notre développement. Nous pensons créer prochainement nos propres formations de managers et de vendeurs»

PIAO : Pour revenir à la photo, quel est l’appareil qui t’a marqué particulièrement ?

Incontestablement le Nikon F car c’était le plus révolutionnaire, c’était une bête de mécanique, c’était une merveille de coup de crayon, c’était un appareil qui a un vrai sex-appeal avec une vrai simplicité, il a surtout été révolutionnaire car c’était un système avec toute une panoplie d’accessoires et d’objectifs: il a ringardisé à l’époque, tout ce qui existait. Gilles Caron, Mai 68, Blow Up l’ont mis en avant car c’était le reflet d’une époque.

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PIAO : Est-ce que tu as une anecdote à nous raconter ?

Leica est marque intimement liée à l’histoire de la photographie. En 1913, Oskar Barnack, l’un de ses chercheurs qui travaillait dans une usine d’optiques pour les microscopes et le cinéma, y inventa le système 24×36. Les appareils photos à l’époque étaient des appareils à plaques lourdes, encombrantes, utilisables uniquement sur pieds. Il pensa que ce serait judicieux de créer un appareil, photo plus petit sous forme de boite à savon, d’y adjoindre l’un de ses objectifs et d’y utiliser le même film 35 mm que le cinéma mais en lui faisant faire un quart de tour pour limiter l’encombrement de l’ensemble. C’est ainsi que naitra le rapport d’image de 1 sur 1 et demi de nos photos actuelles ! Il demandera aux gens du cinéma d’utiliser ses prototypes avec les morceaux des mêmes pellicules utilisées pour leurs films, avec cet avantage de pouvoir les développer plus vite puisqu’ils n’avaient pas à attendre la fin de l’impression d’une grande bobine : c’était un peu le polaroïd de l’époque, petit, léger avec un format d’image innovant et qualitatif.

Pile un siècle plus tard, en 2013, Canon sortira le 5D MKII, premier appareil réflex à faire de la vidéo de haute qualité. En fait, en créant la fonction live View, la prise de vue à l’écran sur réflex, le constructeur s’est dit : après tout autant mettre une fonction vidéo dans le boitier. Le réalisateur Claude Lelouche, qui adore filmer à l’épaule dans l’action, visionnera Slummdog millionnaire et plus particulièrement la scène dans les souks de Bombay. Il ne comprendra pas comment cela a été tourné jusqu’à ce qu’on lui apprenne qu’elle a été réalisé au 5D mkII, une première !

J’interpellerai un jour les deux dirigeants de Leica et Canon présents sur le même événement pour leur faire prendre conscience que si l’appareil photo a été inventé chez Leica à partir d’une pellicule de cinéma, un siècle après, c’est le cinéma qui est à présent réalisé avec un appareil photo 24×36 numérique chez CANON : la boucle est bouclée !

PIAO : A ton avis, quelles seront les tendances dans 5 ans ?

80% des reflex qui étaient du Nikon et du Canon vont aller en se tassant du fait d’une moindre innovation. A l’inverse, les Sony – Panasonic – Olympus – Fuji qui ont développés depuis une dizaine d’années des appareils hybrides (sans miroir de visée) avec des capteurs plus petits mais très performants, très compacts, vont prendre la place des appareils type APS-C car ils sont compatibles avec une société du loisir connecté ou l’on fait de la randonnée mais avec un encombrement et un poids contenu pour ce que l’on emmène.

Pour le public plus exigeant et les pros, on va aller vers de plus grandes ouvertures pour les objectifs, de plus en plus de compacité, des rafales de 10 20 images/ sec, plus de silence lors de la prise de vue. Avec des capteurs dont les pixels vont être multipliés par 10 ou 20, on peut même imaginer la disparation pure et simple des gros téléobjectifs car un simple crop (agrandissement dans l’image) suffira pour zoomer.

En ce qui concerne le cas du smartphone, je pense qu’il ne tuera pas l’appareil photo car si c’est un bloc note extraordinaire, ce n’est pas l’outil idéal pour faire de la photo si tu veux en maîtriser finement tous les paramètres ne serait-ce que pour faire un beau tirage.

Merci Christophe pour le temps que tu nous accordé.

Partons à la découverte de la Clavithèque ! 52

Partons à la découverte de la Clavithèque !

Aujourd’hui, nous allons à la rencontre de quelqu’un dont le talent n’a d’égal que la gentillesse, qui est présent depuis de nombreuses années dans le monde de la musique et du spectacle j’ai nommé Gérard Lepage, le propriétaire de la Clavithèque.

Bonjour Gérard, peux-tu nous présenter ton parcours ?

« J’ai commencé à jouer du clavier à l’âge de 7 ans en autodidacte. Quelques années après, en 1978, j’ai intégré la formation de Gérard Garcia qui cherchait un clavier pour son orchestre. En 1979, Gérard et moi-même avons créé un duo d’animation qui se nommait Gérard & Gérard. Nous avions une certaine réputation notamment grâce à nos prestations à la Tête de l’art, le succès grandissant nous étions extrêmement sollicités les vendredi/samedi/dimanche soir pour les événements familiaux type mariages ou autres.

1979, c’est aussi l’année ou j’ai été embauché par la maison Bauer en tant que professeur d’orgue. J’avais à l’époque 6 élèves. J’ai dû travailler jusqu’à 8 heures sur les méthodes et les partitions pour garder une certaine avance par rapport à certains élèves déjà bien rompus aux techniques du solfège. Cette aventure durera 8 ans, le nombre d’élèves grimpera à 180 et les locaux commenceront à devenir exigus. »

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Crédit Photo: Olivier Parcollet

Comment est née la Clavithèque ?

« Convaincu que le clavier numérique c’était l’avenir et face au succès de l’école d’orgue mais n’ayant pas réussi à convaincre M.Bauer de la pertinence d’ouvrir un magasin spécialisé, j’ai décidé de créer la Clavithèque et de m’installer aux Halles Chatelet. La surface commerciale faisait 80m² tandis que l’école en occupait 60 sur 3 salles. J’embaucherai en tant que professeurs Jean Briand, bien connu dans le domaine du Jazz, et Murielle, une de mes anciennes élèves. Pour autant, j’entretien toujours d’excellents rapports avec M. Bauer.

En 2001, avec un magasin reconnu par les orléanais, par les grandes marques de claviers telles que Yamaha ou Korg et fort d’une école comptant 400 élèves, j’ai décidé de quitter les halles Châtelet pour m’installer et m’agrandir dans la zone expo sud. A cette occasion, nous avons ajouté une nouvelle carde à notre arc en nous ouvrant à l’évènementiel grâce à un entrepôt important pour le stocker le matériel.

Aujourd’hui l’école dispose de 9 salles réparties sur 365m² ou enseignent 14 professeurs à 500 élèves. J’ai aussi choisi d’ouvrir l’école à d’autres instruments : la batterie, le chant, Guitare (classique, folk électrique, basse), le saxophone, la clarinette, le flute traversière, le violon, la trompette. »

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Crédit Photo: Olivier Parcollet

Compte tenu de l’évolution de la société qui tend vers le zapping, constates-tu des entrées-sorties rapides d’élève au bout de quelques mois ou dans l’année ?

« Pour jouer d’un instrument, ce n’est pas comme un jeu vidéo : pour passer à l’étape supérieure il faut bosser, il faut être tenace. Je constate assez peu de drop-out (de sorties) d’élèves. Ils sont plutôt réguliers dans la fréquentation des cours et auraient plutôt tendance à passer d’un instrument à un autre au sein l’école. Par exemple pour le clavier, le nombre d’élèves reste stable autour de 200 depuis de nombreuses années. »

 

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Crédit Photo: Olivier Parcollet

 

C’est la troisième génération de futurs musiciens que ton école forme aujourd’hui, quel est ton ressenti par rapport à cela ?

« Il y a une grande famille fidèle qui s’est constituée autour de la Clavithèque et je m’amuse de voir naturellement les clients discuter entre eux pour savoir qui est le plus ancien. Je suis moi-même père de 3 enfants, grand-père de 4 petits-enfants. Mes 3 fils ont suivi la voie de l’intermittence dans le domaine de l’image et du son car j’ai toujours été étroitement rattaché à cela. Pour autant, je ne désespère pas de faire faire de la musique à l’un de mes 4 petits-enfants [NDR : il y a un message là]

L’autre liant de cette famille de la Clavithèque, c’est l’évènement traditionnel qui se déroule fin juin début juillet au théâtre Gérard Philippe sur 2 jours et ce depuis 35 ans. Le concert des élèves est véritablement un grand spectacle ou ils ont vraiment envie de participer : j’insiste c’est un méga spectacle, ce n’est pas une audition, ce qui d’ailleurs surprend bon nombre de parents qui ne sont pas au fait des choses ! »

Penses-tu un jour passer la main ?

« Bien que pouvant prétendre à la retraite, je n’ai pas envie de m’arrêter car je prends du plaisir à travailler ici et madame Lepage, qui n’est pas musicienne, participe à l’organisation des évènements. Pour autant, nous en discutons depuis quelques années avec mes 3 fils »

Merci Gérard pour le temps que tu nous as accordé.

La Clavithèque
ZONE EXPO SUD rue Anthelme Brillant Savarin Orléans
Tel : 02 38 56 05 50
FB : facebook.com/clavitheque
Site web : www.clavitheque.fr

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