Tatoueur de talent, le travail de Pierre nous a bluffé ! 1

Tatoueur de talent, le travail de Pierre nous a bluffé !

Quand on vous dit qu’Orléans regorge de talents qui gagnent à être connus, on ne blague pas ! Aujourd’hui on vous présente Pierre, tatoueur professionnel.

Qu’il plaise ou non, qu’il se voit ou pas, le tatouage ne laisse pas indifférent. Aujourd’hui, on estime que 20% de la population en porte un. Pierre, un jeune tatoueur orléanais, nous parle de son métier.

Pierre a commencé à s’y intéresser à l’âge de 13 ans, s’inspirant des groupes de musiciens de l’univers métal qu’il écoute alors : Architects, Bring me the Horizon, Mumford and Sons … Après avoir mené des études, et obtenu une licence de sociologie, il a un peu par hasard, eu l’opportunité d’être formé.

Il fait la connaissance de son futur maître tatoueur, en postant des dessins sur les réseaux sociaux. Ce dernier lui proposera de le former. C’est un métier passion à 100% car lorsque l’on est apprenti, on n’est pas payé, Comme beaucoup, Pierre avait un second job alimentaire en parallèle. « Il est fondamental d’apprendre auprès d’un tatoueur confirmé, car ce métier est très codifié ». Les qualités requises ? La patience, savoir dessiner, l’amour du travail bien fait, et ensuite il faut se créer son univers, son style.

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Lorsque Pierre travaille sur un projet, il prend d’abord le temps d’en discuter avec son client, car la signification, la symbolique, le style graphique, l’emplacement sont autant de critères à prendre en considération. Si la personne n’a pas d’idée précise, en discutant, Pierre on va l’aider à orienter son choix.

Le tatouage le plus surprenant qu’il ait été amené à réaliser, ce sont deux étoiles sur le pubis pour un ami, après la victoire des bleus lors de la dernière coupe du monde : il a deux étoiles sous le maillot ! Le prix du tatouage varie en fonction du travail demandé.

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CONTACT
Si vous avez, vous aussi un projet, vous pouvez contacter Pierre via ses différents réseaux sociaux et messagerie pour fixer un rendez-vous.

. Facebook Messenger via @MauditCharbon
. Facebook Maudit Charbon Tattoo
. Instagram @Maudit_Charbon

Le Fleury Loiret Handball perd son président historique 5

Le Fleury Loiret Handball perd son président historique

Jean-Pierre Gontier a annoncé ce lundi qu’il quittait la présidence du CJF FLEURY LOIRET HANDBALL et mettait également fin au partenariat de son sponsoring à la fin de la saison.

C’est 40% du financement total qu’il va falloir trouver pour continuer d’ici 4 mois. Le modèle économique va clairement changé et il va falloir trouver d’autres relais économiques pour pallier le manque de finances apportées par la métropole.

Selon lui « les objectifs fixés ont été atteints en matière de résultats ». Jean-Pierre Gontier déplore amèrement la différence de traitement entre le sport féminin et les autres sports. « Le sport de haut niveau est une référence pour les jeunes et c’est surtout une force d’intégration extraordinaire, mission qu’a porté le club jusque là. »

Toutefois il décidé de ne rien regretter et garde en mémoire toutes les victoires. En sport collectif durant ces 35 dernières année, il y a eu peu de moments vécus tels que ceux-la. BRAVO à lui pour son engagement toujours total depuis toutes ces années 👏🏼

📝 la SASP c’est 19 salariés à ce jour.

On a rencontré Rémy Demantes et ses tigres 6

On a rencontré Rémy Demantes et ses tigres

Nous avons fait hier une petite visite à Rémy Demantes dans son sanctuaire réservé à la protection des tigres et des lions, à l’occasion de l’arrivée exceptionnelle de petits tigres blancs Nita et Kinaï, aujourd’hui âgés d’un mois. Les bébés, nés en captivité, se portent bien mais nécessitent toute l’attention et l’expérience de leur protecteur pour prendre des forces et du poids en toute sécurité. Ils seront visibles au public lorsqu’ils auront été vaccinés.

27 ans au service de la protection des félins

Il reste aujourd’hui moins de 4 000 tigres en liberté et chaque jour deux sont tués par braconnage pour profiter de leur peau ou de leurs organes, afin d’agrémenter des recettes pharmaceutiques chinoises douteuses. Bientôt on ne pourra hélas plus en voir qu’en captivité regrette Rémy, qui milite au travers de sa fondation pour leur préservation. Au moins chez lui, ils vivent en paix et en toute sérénité. C’est son geste à lui pour perpétuer ces espèces. Aux éventuels détracteurs, il recommande de se rendre dans les pays où les félins sont en danger, et de faire le nécessaire pour les protéger.

Vous pouvez vous aussi visiter et admirer ces magnifiques félins en compagnie de Rémy qui vous en parlera mieux que personne.

Contact : Musée du Cirque et de l’Illusion
Téléphone : 02 38 35 67 50

Rencontre avec Sylvain Brosset, de Mobius à l’enseignement 15

Rencontre avec Sylvain Brosset, de Mobius à l’enseignement

😎📷 Dans la rubrique Orléans a du talent, nous vous proposons de découvrir à l’occasion de l’ouverture du Centre d’Hypnothérapie Régional d’Orléans, Sylvain Brosset, le maître des lieux, un garçon admirable au parcours bien surprenant !

Bonjour Sylvain, une petite présentation pour ceux qui ne te connaissent pas encore

« Bonjour, je suis Sylvain Brosset, j’ai 41 ans et je travaille dans le domaine de l’hypnose. J’ai grandi avec mon petit frère à la Chapelle St Mesmin. Mon père travaillait dans l’administration et ma mère était enseignante. J’ai suivi ma scolarité au collège Anatole Bailly à Orléans, au lycée d’Ingré et à l’IUT d’Orléans. J’ai débuté ma carrière professionnelle en tant que prestataire dans la SSII UNILOG, ou j’ai évolué avec des missions au Ministères de l’agriculture, de l’intérieur, de la justice, à l’ordre des avocats, à l’ex ANPE, à l’AFPA pour atterrir à la Mairie de Colombes en tant que responsable des études. »

Au fur et à mesure de ces 10 années dans le domaine informatique, Sylvain va acquérir des compétences de gestion de projets et de gestion d’équipes

« Fatigué par la vie parisienne et l’envie de changer, je suis revenu en 2006 sur Orléans pour tenter une nouvelle aventure professionnelle autour du service à la personne, mais le projet n’était pas assez mature et je revenu à mes premiers amours au sein de la société de conseil SOPRA.

A cette époque j’ai accepté une mission compliquée en tant que directeur de projet pour l’agence de l’eau Bassin Loire-Bretagne située à la Source. Je m’en suis pas mal sorti et du coup on m’a mis entre les mains la refonte de l’Intranet et du site Internet du Conseil Général du Loiret. J’ai été impressionné par mon équipe qui était composée de 80% de stagiaires, mais qui étaient des gens ultra-compétents, de vrais bêtes de course ! Etant foncièrement un garçon timide, complexé, introverti, cela m’a poussé à me plonger encore plus dans le développement personnel pour être à la hauteur et je suis tombé sur la PNL et l’hypnose qui y est intiment liée. »

La PNL ou Programmation Neuro-Linguistique est issue des travaux de Richard Wayne Bandler et John Grinder. Ils se sont beaucoup inspirés de l’hypnose dite ericksonienne qui induit un état de légère modification de la conscience, dans lequel le patient peut orienter son attention vers un but spécifique. Cette technique, créée par le psychiatre Milton H.Erickson, est réputée pour son action curative sur l’angoisse et les dépendances.

« Etant cartésien par nature, j’étais très sceptique vis à vis de l’hypnose, et en fait ça a été une révélation pour moi ! Du coup, j’ai formé une partie de mon équipe dont certains sont aujourd’hui à la direction de SOPRA. Par amusement j’ai aussi initié à l’hypnose certains de mes amis et j’ai fait quelques consultations gratuites. Cela m’a ouvert plein de portes car le fait de mieux comprendre comment fonctionnent les autres, m’a permis de mieux me comprendre moi-même, les interactions sociales. Finalement dans l’hypnose il y a beaucoup de psychologie sociale. »

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Etant de plus en plus dédiés à des fonctions commerciales au sein de sa SSII, Sylvain ne s’épanouissait plus du tout. Autant l’aspect RH le passionnait, autant l’aspect purement technique et commercial semblait pour lui démotivant.

Sylvain s’est d’abord tourné vers de nouveaux projets professionnels dans la musique : « je voulais vendre des altos et des violons en compagnie d’un copain luthier et j’ai créé un petit site web marchand. » Mais les demandes en hypnoses étaient trop importantes alors j’ai concentré mes efforts sur ma passion.»

« Par différents concours de circonstances, je me suis laissé embarquer dans l’hypnose, j’ai dû réaliser à l’époque un spectacle autour de cette discipline. A cette occasion, j’ai créé le Club d’Hypnose d’Orléans, le fameux CHO. J’avais du coup un cadre pour tout ce que je faisais gratuitement avant et je me suis installé en tant que professionnel pour commencer mes premières consultations payantes. Au bout d’un an ça a pris de l’ampleur, j’ai donc gardé l’association pour la promotion te la démystification de l’hypnose accompagné de nombreux bénévoles passionnés. Et d’un autre côté j’ai créé Echo Logos, plutôt orienté vers les consultations individuelles, les formations et le monde professionnel. Aujourd’hui, le CHO, c’est une centaine d’adhérents.»

D’où vient ce nom ECHO-LOGOS ?

« Du CLUB Hypnose d’Orléans, on a créé l’Ecole du CHO, ECHO, mais ECHO est un terme utilisé partout, on a cherché et on a trouvé par exemple ECHO-LOGI, ECHO-LOGIC … mais ça rappelait trop d’autres domaines. On a finalement adjoint le terme LOGOS, la connaissance en grec, pour faire écho à la connaissance, transmettre la connaissance, c’était l’esprit de l’initiative. Ainsi est né ECHO-LOGOS. Aujourd’hui, ça continue LOGOS possède une branche dédiée au B to B (business entre entreprises),et le B to C (service aux particuliers) sera adressé par le Centre d’Hypnothérapie Régional d’Orléans que nous venons d’ouvrir boulevard Jean Jaurès, près de la patinoire.»

On voit souvent le CHO soutenir, voir participer aux actions d’autres associations, pourquoi ?

« On a toujours eu à cœur de faire notre part du colibri et de promouvoir les associations qui nous semblaient d’utilité publique comme par exemple JNML, le Téléthon, les virades de l’espoir, bref des causes qui faisaient écho à notre manière d’appréhender les choses. »

Merci Sylvain pour le temps que tu nous a consacré.

Restaurant, coup de cœur pour Au P'tit Bonheur 20

Restaurant, coup de cœur pour Au P’tit Bonheur

Au hasard de nos promenades photographiques, nous nous sommes arrêtés un peu au hasard à Saint-Martin d’Abbat, vous savez les villages des boites aux lettres à côté de Chateauneuf-sur-Loire. Nous sommes tombés sur le petit restaurant familial de Marine et Sébastien « Au p’tit bonheur ». On vous y accueille avec le sourire, c’est bon, c’est cuisiné avec amour, les prix sont très corrects et le patron est super sympa. Bref, on vous le recommande ! C’est ouvert du lundi au vendredi de 11h45 à 14h mais malheureusement pas encore d’ouverture le soir ou le week-end, snif !

C’est où:
8 Place du Vieux Puits, 45110 Saint-Martin-d’Abbat

Upcycling avec Sophie de l'Atelier de Zam 21

Upcycling avec Sophie de l’Atelier de Zam

Dans la série Orléans à du talent, nous vous proposons de recontrer aujourd’hui Sophie qui a créé son entreprise d’Upcycling l’Atelier de Zam

Bonjour Sophie, Peux-tu nous donner ton parcours et comment tu as eu cette idée ?

J’ai toujours eu une sensibilité pour le bricolage et la création. J’ai appris avec mon père qui retapait des maisons et qui m’a fait faire plein de trucs par exemple à 12 ans je faisais des joints de carrelage. Ensuite mon parcours a été plutôt financier ce qui m’a amené à travailler 17 ans dans le domaine bancaire jusqu’à des postes à responsabilités.

Pour autant, au fond de moi, je me sentais que je m’étais perdue et qu’il fallait que je me retrouve. Je me suis questionnée sur comment m’occuper plus de mes enfants, de moi-même de comment refaire du bricolage pour retrouver mon équilibre. Le contact avec la matière me manquait : par exemple quand je jardine, j’ai besoin de toucher la terre.

En deux ans, J’ai décidé de quitter mon travail et de créer ma propre entreprise d’Upcycling. L’Upcycling c’est l’action de récupérer des matériaux ou des produits dont on a plus l’usage afin de les revaloriser, les rendre plus beaux : On recycle « par le haut »

Comment cela s’est-il passé ?

J’ai immédiatement investi mon garage, J’ai écouté mon instinct et j’en ai fait mon atelier et j’y ai installé mes outils.

Pourquoi as-tu choisi pour nom « L’atelier de zam » ?

Zam est un surnom que l’on m’a donné il y a quelques années parce que l’on me prêtait d’être un amour et ça s’est transformé en zamour puis en zam. Je l’ai gardé car dans les pensées bouddhistes, zam signifie « enrichissement personnel » ce que j’appelle la zaminatude … Un ami m’a dit « Tu mets des touches zamiques » dans tes réalisations.

 

L’entreprise à un an, avec le recul quelle matière aimes-tu travailler ?

J’aime travailler le bois, et spécialement celui des palettes. Une palette, c’est certes pratique mais ça ne ressemble à rien. Tu la démontes et à la fin tu obtiens une petit planche que tu peux travailler, modifier, sublimer … On peut venir me voir pour réaliser ce qu’on veut. Il faut juste que l’on évalue ensemble la faisabilité mais pour moi rien n’est impossible. J’ai appris à maîtriser au fur et à mesure mes outils mais celui que j’affectionne c’est la meuleuse. C’est déstressant pour moi, ça fait des étincelles. Actuellement je me forme au travail sur le verre et Il faudrait d’ailleurs que j’apprenne à souder.

Nous étions venu te rencontrer il y a un an lorsque tu avais monté de tes mains une cabane de jardin en bouteilles plastique. Outre cette réalisation, desquelles pour tes clients es-tu la plus fière ?

Toutes ? En tout cas mes clients viennent me voir pour obtenir quelque chose qu’ils n’auront pas dans un magasin, ou alors leur idée est tellement précise et adhèrent au principe de seconde vie pour les objets. Je la réalise sans qu’ils aient besoin de racheter quelque chose, on essaie de trouver les éventuels éléments manquants sur « le bon coin », dans des associations de recyclage.

Il me fallait fil rouge en fond de mon activité, un projet personnel qui me tenait à cœur : j’ai décidé de récupérer des palettes pour réaliser une cabane atelier de travail pour désencombrer mon garage devenu trop petit. Je savais ou l’installer, comment la concevoir, avec quoi la faire, et surtout la réaliser par moi-même. J’y suis allé à l’instinct. C’est mieux que ce que j’imaginais

As-tu un prochain fil rouge ?

« Pas encore … mais j’ai un showroom en préparation »

Comment peut-on te contacter ?

« Par le biais de ma page facebook atelier de zam mais aussi lors de divers événements quoi auront lieux ces prochains mois :

  • Le 14 avril la Ferté saint Aubin au cours d’une journée ayant pour thème la récupération
  • Le 27 mai à l’éco-journée à Ingré
  • En septembre Mareau aux prés
  • En décembre encore la Ferté saint Aubin.

Merci Sophie, nous te souhaite une bonne continuation pour cette belle initiative.

Rencontre, j'irais dormir sur la Loire ! 28

Rencontre, j’irais dormir sur la Loire !

Aujourd’hui nous allons découvrir Denis Raimbault alias Lee Gerien et son association Coeur de Loire qui propose des balades et surtout de l’hébergement insolite pour la nuit à bord de son bateau atelier à Meung-sur-Loire.

Rencontre, j'irais dormir sur la Loire ! 29

Petite présentation

« Bonjour je m’appelle Denis Raimbault, je suis marinier depuis une quinzaine d’années. J’ai commencé ma vie fluviale lorsque j’étais restaurateur à Saumur ou j’ai été initié par Denis Retiveau, vigneron et marinier qui m’a emmené dans des navigations sur la Loire. Dès la première fois, j’ai été piqué, j’ai eu envie d’un bateau pour faire ce que j’avais envie. J’en ai acheté un, deux, puis trois. Ayant eu des bateaux avec des coques en aluminium, j’ai une bonne expérience de la vitesse en Loire. Durant cinq ans, j’ai participé aux navigations pour relier Montsorreau (en amont de Saumur) à Noirmoutier. J’ai parfait mon expérience avec les grands marins de Loire que sont Jean-Marc Benoit, Alex Tatus Fagat, Bertrand Deshayes (il prononce affectueusement dé-za-yess ), Benoit Perdriau et les challenges du vin des globes ou encore de la route du rum … »

[NDR : Bertrand Deshayes nous dira que Denis est l’un des rares qui l’impressionne du fait de sa lecture instinctive de la surface de la Loire pour savoir ou naviguer]

L’association Cœur de Loire sera créée fin 2016 et entame sa deuxième année d’activité.

« La nouveauté pour moi ça a été la navigation avec transport de passagers : naviguer à ses risques et périls c’est une chose, avec des passagers, être agréé, assuré et avoir l’Autorisation Spéciale Passagers (L’ASP) c’est ce qui fait la différence : c’est une lourde responsabilité. Tous les jours tu dois veiller sur ton bateau comme avec un animal de compagnie : il faut le choyer, il faut aussi parfois le bousculer en l’emmenant dans des endroits pas faciles. »

Denis a été un peu plus timoré sur sa première année de navigation à Meung « je découvrais le terrain de jeu : il y a le pont, les pierres, on n’a pas envie de casser le moteur. L’association locale de Mariniers « Les Carnutes » ont été d’une aide précieuse pour m’aider à aller chercher le bateau, sur la Seine, me faire découvrir les passages, pour emmener les bateaux sur le festival de Loire, on a eu aussi de bons moments avec des petits « mangemants », des petits pic-nics ensemble sur la rivière. »

[NDR Un marinier authentique ne vous parlera jamais de fleuve, qui est un qualificatif administratif, mais appellera la Loire « sa rivière » car on est amoureux d’une rivière, pas d’un fleuve … ]

« Pour moi, plus important que tout c’est transmettre ce que l’on sait. J’ai lu l’histoire de la marine de Loire, l’histoire des bords de Loire, l’histoire des différents villages, des différentes communautés marinières … et spécialement à quelqu’un de novice. Le reproche que je peux faire à la marine de Loire moderne c’est que le marinier vit un peu en autarcie, il aime son association à lui, il navigue avec son bateau, ses copains … mais qu’est-ce qu’ils se ferment entre eux. Il faut partager et recevoir. Lorsque tu ouvres l’accès de ton bateau à un touriste étranger ou même à quelqu’un du coin, il te fera comprendre la chance que tu as de naviguer ou tu veux et de voir les paysages autrement »

Pourquoi as-tu choisi Meung-sur-Loire ?

« Il y a déjà la présence de mes amis de l’association Les Carnutes mais qui ne font pas de balades passagers, c’était un secteur vierge où il y avait de quoi animer avec une histoire, la présence de deux châteaux et puis surtout une municipalité très motivée, que je remercie tous les jours et qui a bien aidé pour les autorisations, la mise à disposition de toilettes sèches, de rails à vélo pour accueillir les gens qui font la Loire à vélo. »

Le chemin de randonnée de La Loire à vélo passe côté Mareau aux prés, rive sud et il faut franchir le pont pour rejoindre le port

Présentation du bateau atelier

« C’est un bateau en bois, ramené de la Seine il y a 1 an et demi. J’ai une relation particulière avec lui, car ça en a surpris plus d’un lorsque l’on a aménagé et rendu hyper fonctionnelle cette petite cabane en bois de 9m² : ce qui est petit est mignon. » [NDR Cette cabane est vraiment cosie !]

« Tu mets le chauffage gaz, il fait 22° tout de suite, t’as pas de pb de CO² car c’est ventilé partout. On est dans un cadre exceptionnel : entre Muids sur Loire et Orléans, personne ne peut dormir dans de telles conditions en étant bercé par le bruit de l’eau qui passe sur les ruines du vieux Pont de Meung, au bord du port des Carnutes avec les bateaux au fond, entre les deux ponts avec un panorama vierge de maisons. Tu es 3m sous le niveau de Meung sur Loire et tu es le seul à dormir à ce niveau-là. Tu es en accord avec ce que j’appelle l’ECO-Logique. Là tu viens découvrir l’inconfort ! Mine de rien tu découvres un truc qui te fait prendre conscience que tu as de la chance : tu retournes aux fondamentaux, tu refais marcher tes sens. Sur la terre on a appris à les saturer par le bruit, la sur-communication, la publicité, le commerce, par la bêtise de gens et parfois leur inhumanité. Quand tu viens sur l’eau, guidé par un marinier bienveillant, tu réapprends à respirer, réentendre, redécouvrir l’histoire, redécouvrir le paysage et la faune … 70% de nos clients sont des Magdunois ou Balgentiens qui sont même venus dormir à bord ! »

Quelles activités propose Coeur de Loire ?

« Nous proposons des balade en bateau toute l’année sauf quand le niveau d’eau est en deçà de -80cm pour le simple raison que si je franchis le pont de Meung, on se fait emmener dans des cailloux ou l’on en frottera un peu. En revanche on ne pourra pas remonter. J’use de ce cas de mon droit de retrait de capitaine car je juge que c’est dangereux pour les passagers ET pour le bateau.

La deuxième activité dont le succès nous a surpris, c’est l’hébergement insolite 42 nuits en 2017 en commençant les locations à partir du 15 juillet. Au vu de ce résultat on a décidé de tabler sur 70 / 80 nuits. Depuis mars, on est déjà à 10 nuitées y compris le réveillon, des gens qui viennent voir Chambord et qui profitent d’une nuit sur le bateau, on a aussi fait une quinzaine de chèques cadeaux. Nous avons un partenariat avec le département qui nous a fait un beau site web »

Navigation, hébergement, animation musicale mais aussi repas car on peut manger à bord de ce bateau. « On a le relais Louis XI à proximité qui nous partage ses bonnes adresses de fournisseurs notamment pour la côte de bœuf grillée sur le bateau, qu’on prépare ensemble qu’on cuit ensemble, qu’on découpe ensemble , qu’on déguste ensemble car il y en a pour tout le monde : ce plat a pour moi une vraie âme gastronomique : je milite pour la présence d’un barbecue à bord de tous les bateaux de Loire ! »

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Comment as-tu vécu ton Festival de Loire 2017 ?

« C’était la première fois que je le faisais en tant qu’armateur. On a pas fait un grand festival de Loire au point de vue commercial. Après c’est une belle expérience, c’est emmener les bateaux jusqu’à Orléans, travailler avec les médias pour nous faire connaître, et puis ça a été l’occasion de remercier tous nos partenaires et de leur montrer qu’ils avaient eu raison de nous avoir aidé à porter ce projet. »

Tu as aussi de talents de musicien ?

« Il est vrai que c’est une autre corde à ma guitare mais j’ai beaucoup de pudeur par rapport à ça car je ne me suis jamais pris pour un artiste. Je crois simplement que parfois j’ai une émotion, une vibration que je transmets, d’autre fois je suis plutôt à faire rire les gens. Je n’en vis pas, j’ai dû vendre une centaine de disques. Lorsque l’émotion me saisit alors la partie artistique, l’écriture s’exprime, la musique résonne en moi. Je ne fais pas ça pour l’argent, mon bonheur je le trouve ailleurs : si ça contente ne serait-ce qu’une seule oreille, ça me ravit ; si je provoque une émotion et que je vois une larme couler pour moi c’est un sentiment exceptionnel ! On dit que faire rire c’est difficile, moi j’y arrive relativement facilement mais faire pleurer c’est beaucoup plus difficile ce n’est pas un choix que de vouloir faire pleurer, c’est le choix de la personne devant toi. »

Quels projets pour le futur ?

Un bateau un peu plus grand pour transporter 12 passagers avec une coque métal …

Merci Denis pour le temps que tu nous a consacré. Que le vent de Galarne te porte loin et longtemps.

Contact : https://www.facebook.com/coeur2loire/

Maxime, chorégraphe et maître de ballet au Voulez-Vous 34

Maxime, chorégraphe et maître de ballet au Voulez-Vous

Aujourd’hui dans la série Orléans a du talent, découvrons Maxime Courrillaud, chorégraphe et maître de ballet au cabaret Voulez-Vous Orléans

Bonjour Maxime, quel est ton parcours ?

J’ai toujours eu la passion de la danse et c’est un parcours atypique qui m’a amené à ce métier passion. Natif d’Angers, j’ai suivi des études générales tout en faisant de la danse en loisir. J’ai bien essayé à deux reprises de rentrer dans une école mais on me fera comprendre que « je n’ai pas le niveau ». J’obtiendrai une License en tourisme. Mais le virus de la danse était toujours là bien présent, et pendant ma dernière année d’étude, j’en ai profité pour travailler dans des villages vacances avec des professionnels, qui me feront savoir que j’ai un vrai talent et une âme d’artiste. L’envie de m’investir à fond en délaissant le reste me démange, mais mes parents, qui ne m’ont jamais empêché de vivre ma passion, insistent pour que je termine mes études ne serait-ce qu’au cas où il je me blesserais : au moins j’aurais un métier vers lequel me retourner. Diplôme en poche, J’entamerai ma 2eme saison en tant qu’animateur avec des spectacles semi-pro puis je ferai des auditions dans des écoles de danse. Je suis pris pour une première année à Vichy à l’école de danse Pléïades dans laquelle j’obtiendrai l’Examen d’Aptitude Technique (EAT) en Jazz. Cet examen vise à donner une culture chorégraphique, à aborder la danse au travers de son histoire, de son évolution et de ses tendances. Ce sésame m’ouvre les portes de l’Institut National des Arts du Music-Hall au Mans qui propose un cursus de 2 ans de formation en alternance. Mon patron en alternance se trouvera être le Voulez-Vous, c’était il y a 5 ans …

Maxime, chorégraphe et maître de ballet au Voulez-Vous 35

Crédit photo : Olivier Parcollet

Ma seconde année au Voulez-Vous, sera celle du grand bain. Profitant du renouvellement de l’équipe, je serai nommé capitaine (le capitaine est responsable des répétitions de la troupe), je serai titulaire et professionnel par la même occasion. Mais il y a surtout « LA RENCONTRE », celle d’une vie , celle avec le maître des lieux, Laurent Decaves. [ NDR : Ces deux-là se sont trouvés car ils sont fusionnels artistiquement et complémentaires ] J’adore ce concept ou il faut être pluridisciplinaire, je ne voulais pas travailler dans un Music-Hall traditionnel, Laurent fera confiance à la jeunesse car il voulait, pour sa part, un spectacle original, sans l’influence de précédentes expériences.

De par notre volonté d’exigence plus poussée qu’ailleurs, je visualise quasiment tous les spectacles enregistrés en vidéo afin de chercher le moindre défaut et de le corriger lors des débriefings avec les danseurs lors des répétitions suivantes.

Laurent me confiera de plus en plus de responsabilités, notamment sur certaines mises en scènes, certains visuels … Laurent reste le metteur en scène et le directeur artistique mais il me consulte pour avoir mon avis. Avec le 2eme établissement qui s’est ouvert sur Lyon, il y a beaucoup de choses à gérer sur place et Laurent s’appuie de plus en plus sur moi.

Comment gères-tu le spectacle sur le second établissement à Lyon ?

Le cabaret de Lyon a ouvert en 2015. Au commencement, j’y suis allé, j’ai coaché le capitaine puis je lui ai laissé la gestion courante du spectacle E-Motion, l’ancien spectacle présenté sur Orléans.

Chaque spectacle tourne sur une salle pendant 3 ans puis est renouvelé. Actuellement, nous présentons sur Orléans Prophecy qui partira à son tour pour Lyon et qui sera remplacé l’année prochaine par un tout nouveau ayant pour nom Utopia et qui est en finalisation de création.

Comment se déroulera ce passage de témoin pour Prophecy ?

Le capitaine sur place commencera à visualiser le spectacle en vidéo, je lui confierai ensuite un support de travail, un livret chorégraphique avec les intentions de jeu, mais surtout je lui proposerai de venir voir une fois le spectacle intégral à Orléans. Par la suite il va travailler avec son équipe et lorsqu’ils seront prêts, nous iront avec Laurent et Marion, la costumière [NDR : tous les costumes originaux sont réalisés sur mesure], corriger les derniers détails.

Sans dévoiler les secrets d’Utopia, peux-tu nous en dire un peu plus, notamment sur la phase de création ?

Maxime, chorégraphe et maître de ballet au Voulez-Vous 36

Crédit photo : Olivier Parcollet

Pour le nom, c’est Laurent qui l’a trouvé. Au regard de l’écriture, Laurent et moi-même repartons d’une feuille blanche, certaines paroles de chanson sont déjà écrites depuis un an à l’issue d’une fulgurance puis Laurent y met sa musique. Parfois, c’est l’inverse : la musique va donner l’inspiration au thème visuel. Bref, on trouve des bribes d’éléments que l’on développe mais autour d’un fil rouge. Prophecy est à cheval entre Indiana Jones et Avatar, Utopia sera plus souriant, plus léger. Nous nous autorisons à explorer de nouveaux univers …. Les premiers visuels d’Utopia sont présentés sur notre site Internet.

T’arrive-t-il d’aller voir les spectacles d’autres confrères ?

Oui, mais je pense objectivement que nous avons des différences probantes qui rendent notre spectacle vraiment différent. Ici, on danse, c’est réellement une performance physique [NDR : on le voit dès la premier volet du spectacle]

Comment sont recrutés les danseurs ?

Il y a des renouvellements spontanés, mais nous faisons surtout des avis d’auditions via les réseaux sociaux, puis nous réalisons une présélection sur cv qui conduit éventuellement à une audition. Ce qui compte pour le Voulez-Vous, c’est un engagement sérieux et plutôt long terme parce que le danseur doit adhérer au concept et à l’esprit d’équipe. Je suis aujourd’hui quasiment le plus ancien avec Mylène.

Toi qui viens d’Angers et qui a un peu voyagé, que penses-tu d’Orléans ?

Orléans est une très jolie ville avec beaucoup de pierres blanches, construite en bord d’eau comme Angers et sa Maine. C’est une ville historique, culturelle agréable à vivre, mais je pense qu’elle est plus tournée vers les familles, que vers les étudiants.

Merci beaucoup Maxime pour le temps que tu nous a accordé.

Vous pouvez visualiser ci-dessous quelques photos prises au VLV Orléans.
Pour profiter, vous aussi, de ce magnifique spectacle rendez-vous sur :

Site web www.voulez-vous.fr
FB : facebook.com/voulezvousorleans

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