La femme à l’honneur pour cette belle soirée jazz ! Enfin presque puisque Lisa Cat-Berro au sax, malade, s’est faite remplacer par le talentueux Julien Alour trompetiste, frère de la 2e saxophoniste.
La soirée débute par Rhoda Scott et son quartet
Lisa Simone
Les musiciens entrent un à un et entament progressivement le concert, puis c’est au tour de Lisa Simone pétillante et pleine de soleil de les rejoindre. Sensuelle, elle ondule sur la scène et nous couvre de sa voix de velours. Elle veut que ce soit une fête ! Elle prévient le public, rit avec lui tout en lui parlant dans un beau français qu’elle manie avec élégance . Ce soir c’est spécial, elle présente son nouvel album et c’est excitant pour elle.
« Je suis la fille de qui » ? demande t-elle au public. Lisa choisit d’appuyer cette identité, elle évoque souvent sa mère et lui rend hommage en reprenant une des chansons que Nina Simone lui avait écrite, enfant . « Célébrer ma mère est obligatoire » cette filiation, cette inspiration est omniprésente et puissante.
A la fin du spectacle, elle s’installe en tailleur au bord de scène et entame une chanson qui parle de son monde, en toute intimité » My World », comme le titre de l’album. Elle s’échappe alors de la scène et vient saluer le public en déambulant dans les allées … sourires, poignées de main, partage , le public est ravi !
Un beau cadeau vient clore la soirée : un duo avec Rhoda Scott . La reprise de » I got a Woman » de Ray Charles entraîne une grande effervescence de la salle debout et atteint son paroxysme lors de l’impro finale des musiciens avec l’organiste . Un mot particulier pour le batteur guadeloupéen qui est remarquable !
Très belle soirée pleine de coeur avec ces deux femmes simples et talentueuses. Elles ont prolongées en off ce rendez-vous en rencontrant les orléanais dans le hall du théâtre .
Le Bal avec The magic Shookheads
La soirée s’est prolongée avec un bal dans le hall jusqu’à 3H du matin. Quel plaisir de voir Orléans danser, virevolter sur les rythmes entrainant vintage des années folles ! Swing, Lindy Hop , jazz : un bon remède contre la grisaille de samedi soir !